En l'an 2002 Guilhem dans l' "ENFER FISCAL"
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ASSOCIATION DES CONTRIBUABLES DE L'HERAULT ACH34
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Loi DALO = en route vers le communisme (Nouveau)(lettre n.41 - mai 2011)
Breves (Nouveau)(lettre n.41 - mai 2011)

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Amis contribuables,
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Loi DALO = en route vers le communisme ?(Nouveau)(lettre n.41 -mai 2011)

L’échec

Dans sa frénésie législative et suite à l'occupation par la force d'un immeuble face à la Bourse, succédant à l'installation spectaculaire d'un village de tentes pour SDF le long du canal Saint Martin, le Parlement a préparé en catastrophe puis a voté la loi sur le « droit au logement opposable » (loi DALO). La détresse des sans-logis est réelle, mais la compassion et l'affichage de bonnes intentions ne suffisent pas à rendre acceptable n'importe quelle décision.

Le principe même du « droit au logement » opposable à la puissance publique est une grave faute économique et politique, qui donnera bonne conscience à ses promoteurs, mais ne fera qu'aggraver la crise du logement à long terme. Hypocrisie sans nom que de faire croire qu'une sorte de miracle législatif pourrait permettre de satisfaire en quelques mois ou même quelques années 1,3 millions de demandes de logement social en souffrance dans un pays où il s'en construit péniblement 40 à 100 000 par an.

Un premier bilan chiffré de la loi DALO, montre l’étendue de cette hypocrisie et confirme bien que la « magie » cela ne marche que dans les contes pour enfants : Dossiers déposés : 50 636 (au 31/12) Demandes examinées : 26 625 (par les commissions de médiation) Avis favorables: 13 845 Nombre de ménages relogés suite à une offre de la préfecture: 3 374

Bref, avec de tels rendements, la loi "Droit au logement" devrait permettre de résoudre la crise du mal-logement vers l'année 2140, toutes choses égales par ailleurs.

Un « droit » mal fondé

Personne ne conteste qu'un logement soit indispensable aux individus pour mener une vie simplement décente, tout comme le sont l'eau, l'électricité et la nourriture. Mais les « droits » attachés à un individu sont de deux natures: ceux qu'il peut exercer par lui-même sans exiger un transfert d'argent en provenance de tiers (comme la liberté ou la propriété), et ceux, qui, pour se concrétiser dans les faits, demandent que de l'argent soit pris à d'autres individus pour financer ces droits. Inscrire le droit au logement à l'égal du droit à la liberté revient à permettre implicitement à des personnes décidant de ne faire aucun effort productif de se faire financer une partie de leur niveau de vie par ceux qui acceptent de faire cet effort. « Je ne paie plus mon loyer ? Pas grave, j'ai droit au logement » ! Il ne peut en résulter qu’une exacerbation des tensions entre « ceux qui travaillent pour rien » et un amalgame de tous les « assistés », quand bien même une partie de ces assistés sont des gens qui se donnent de la peine pour sortir de cette condition.

Appauvrissement de la nation

Pour que ce droit au logement ait une quelconque apparence d'effectivité, le législateur devra fixer arbitrairement le « prix » du logement à des niveaux très bas, voire en assurer une gratuité apparente à l'occupant – apparente, car il y a toujours quelqu'un qui doit payer les coûts réels de la construction et de l'entretien des logements –, et interdire les possibilités d'expulsion des locataires qui, malgré les conditions « offertes », ne se sentiront pas obligés de respecter leur part du « contrat » offert par le bailleur. Naturellement, dans ces conditions, les logeurs privés fuiront plus encore qu'aujourd'hui le marché locatif. Toute tentative de respecter l'application du « droit au logement » reposera donc uniquement sur la construction massive de logements par la puissance publique, impossible à financer en l'état actuel de ses comptes, et aux effets immensément pervers. Le « droit au logement opposable» obligera les communes à fournir un toit, décent de préférence, à toute personne mal logée. Par conséquent, de nombreuses personnes en « limite » des conditions permettant d'accéder à ce droit estimeront n'avoir aucun intérêt à rechercher un logement dans le secteur privé, mais au contraire essaieront de détériorer pour un temps leurs conditions affichées de logement pour pouvoir bénéficier du nouveau droit ainsi créé. La seule variable d'ajustement permettant aux bâtisseurs publics de limiter cet excès de demande consistera à diminuer la qualité des logements offerts, seul moyen de limiter à la fois le coût d'investissement induit par le droit au logement, et le nombre de ménages souhaitant en bénéficier. Ce droit deviendra de fait un droit à de mauvais logements, voire à des chambres meublées insalubres réquisitionnées par la force publique, où s'entasseront les familles modestes. Quel progrès par rapport aux cités HLM des années 60 !

L’exemple de l’Ecosse

Le cas de l'Ecosse illustre cette problématique. Depuis 1987 existait un « Homelessness Act » qui instaurait une « priorité au logement social » aux SDF les plus socialement en difficulté. Cette loi avait pour intention d'éradiquer le phénomène. Résultat : le nombre de SDF déclarés a doublé…. Suivant le principe, « si ça ne marche pas, j’en rajoute une couche » , a été promulgué en 2003 un nouvel « Homelessness Act » renforcé prévoyant que le « droit au logement » soit opposable aux collectivités locales. De plus, l'éviction des mauvais payeurs a été rendue plus difficile. Suite au vote de cette loi, on a constaté une hausse de... 24% des candidatures en vue d'obtenir des logements en tant que SDF sur la seule année 2004……. Visiblement, une part croissante de la population écossaise prend rang pour bénéficier de la manne en provenance du contribuable, et figurer parmi les « gagnants du droit au logement ». La crainte de l'extension d'un « parasitisme social de masse » n'est donc pas une vue de l'esprit.

De l’accueil des étrangers à….. leur logement

La loi DALO du 5 mars 2007 ouvre le droit au logement opposable à des personnes de nationalité étrangère, et le décret du 8 septembre 2008 en précise les conditions :

Pour les citoyens de l’Union européenne, ceux-ci doivent uniquement satisfaire aux conditions posées pour bénéficier d’un droit de séjour

Pour toutes les autres nationalités, être titulaire d’une carte de résident ou de tout autre titre de séjour conférant des droits équivalents… Futurs immigrés en provenance de l’île de LAMPEDUSA, bienvenue chez nous, les contribuables français vont s’occuper de vous loger…..……….

En route vers les « komunalka » !

Il existe des façons plus autoritaires de faire respecter le « droit au logement ». L'Union Soviétique avait résolu le problème, si l'on peut dire, en imposant par la force aux occupants des logements existants la cohabitation avec d’autres familles. Le droit au logement poussé à l'absurde risquerait de nous conduire à notre tour vers de telles extrémités. « Vous vivez dans un grand HLM ? Vous accepterez bien de le partager avec une seconde famille ? » Environ 20% des logements de Moscou étaient des « Komunalka », et les autorités considéraient comme satisfaisant un ratio de... 9m2 par personne !

Crise de l'étatisme, remèdes libéraux !

Mais après cent années d'interventions à tort et à travers dans le logement, ne serait-il pas temps de se rendre compte que tout ce que peut l'Etat, c'est aggraver la situation du logement ? Les divers dispositifs mis en place successivement par les pouvoirs publics (il en existe au bas mot une cinquantaine) sont des mécanismes eux-mêmes nocifs par leur complication et leur arbitraire : Robien, Scellier, Scellier BBC, Scellier social, Scellier meublé, PTZ, etc., etc. En fait c'est autant de pièges pour les propriétaires bailleurs, l'essentiel des avantages fiscaux étant captés par les intermédiaires.

Mais le meilleur est certainement l’imposition aux communes des quotas d'HLM avec des sanctions à l'appui, sans tenir compte de la situation du potentiel foncier et de leurs ressources.

Des propositions ont été faites par certains, leur application ne supposant que du courage politique, et non pas le recours au vaudou opposable. Elles ne visent pas à créer de faux droits, des illusions de droits, que personne ne peut réellement garantir. Ces solutions ne visent qu'à redonner au marché du logement sa fonction première, à savoir permettre à une demande diversifiée de rencontrer une offre adaptée, limitant les interventions de nature sociale au logement d'urgence de certains profils marginaux chroniquement insolvables. Elles tiennent en peu de mots = Libérer complètement le logement en laissant le marché jouer dans tous les domaines. Cette formulation est probablement sacrilège, « libérer le marché » étant une expression quasi diabolique. Mais l’on peut y réfléchir comme le fait Vincent Bénard dans son ouvrage « Logement, crise publique, remèdes privés »

 

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Brèves…brèves ((Nouveau)(lettre n.41 -mai 2011)
Là où il a de la gêne, il n'y a pas de plaisir

Les députés de Bruxelles viennent tranquillement de voter en faveur d'une substantielle augmentation de l'enveloppe destinée à payer leurs assistants.(1500 euros)

Cette enveloppe, qui dépasse désormais 20.000 euros, avait déjà été réajustée à la hausse l'année dernière, de 1 500 euros aussi, mais les eurodéputés en réclamaient le double.

C'est désormais chose faite...

Avec 736 élus, ce vote alourdit le budget européen de plus de 26 millions d'euros par an.

Bon appétit messieurs !

 

Vieillir en France, c'est le pied !

Des étrangers n'ayant jamais travaillé en France, peuvent percevoir une retraite ?

Mais enfin, cher ami contribuable, cela est impensable !

Et bien si, car la France est et sera toujours généreuse ........

A partir de 60 ans, s’ils ne peuvent plus travailler et dans tous les cas à 65 ans, ils peuvent toucher l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), avec un simple permis de séjour.

Ainsi, des personnes n’ayant jamais cotisé le moindre centime dans notre pays peuvent toucher 8507,49 euros par an de retraite (soit un peu plus de 700 euros par mois).

Ces informations peuvent être consultées dans le livret d’accueil « Vivre en France » délivré par le ministère de l'Immigration, en page 54, sous le titre « Vieillir en France ».

 

 

AUDIT AU CONSEIL GENERAL…

Selon le syndicat SUD, un audit général des ressources humaines a été engagé courant 2010 au CONSEIL GENERAL . Le Cabinet Ineum a rendu ses premières conclusions. Il en ressort 25 % de personnel en trop par rapport aux autres départements de mêmes configuration ! Sur plus de 5 000 agents cela fait plus de 1 250 excédentaires. En sachant que pour les routes et le social (1 500) le nombre de fonctionnaires est à peu près le même, cela veut dire que c’est sur les 3 500 restant que sont les 1 250 en plus ! Une piste sérieuse pour faire des économies…

 

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Roms : le bal des faux-culs (lettre n.40 - novembre 2010)

Ah ! Quel émoi, quelle surenchère dans l’indignation, quelle emphase dans les qualificatifs, et quelle belle unanimité pour dénoncer les positions d’un gouvernement qui a l’audace de regarder les choses en face et de décider tout simplement d’appliquer les lois et règlements qui fondent notre démocratie.

En effet, ce n’est qu’appliquer la loi que de faire respecter la propriété (individuelle ou communale) en démantelant les squats et occupations illicites

Ce n’est qu’appliquer la loi que d’expulser des gens en situation irrégulière et ne pouvant se prévaloir d’un droit d’asile.

Le problème dépasse largement notre territoire. Les populations Roms installées depuis des décennies, voire des siècles, en Roumanie, en Bulgarie, en République Tchèque ou encore en Slovaquie, sont effectivement victimes de discriminations, de conditions de vie misérables et d’attaques racistes, mais la migration vers l’Europe de l’Ouest ne saurait être la solution, aussi bien pour des questions d’intégration sociale, de volume admissible d’immigration, que pour le poids financier à y consacrer

Certes, on a bien entendu la voix de José Luis Zapatero, chef du gouvernement espagnol, comprenant et approuvant la position française, mais les médias n’ont pas cru utile de commenter et de faire écho à sa parole, vraiment gênante de la part d’un socialiste que personne ne peut taxer de dictateur ou de fasciste.

Par contre, grand écho fut fait par les médias des déclarations des uns et des autres, et sans chercher à établir un palmarès de l’hypocrisie, citons parmi les possibles vainqueurs :

- Dominique de Villepin, oubliant les expulsions qu’il conduisit comme ministre de l’intérieur, oubliant sa position (justifiée par ailleurs) sur les étrangers séropositifs (2004), oubliant qu’il fut comme ministre des affaires étrangères un ardent promoteur de l’entrée de la Roumanie dans l’UE sans se soucier des conséquences prévisibles en terme de circulation et d’intégration des populations Roms,

- Martine Aubry, maire de Lille par ailleurs, qui demande au préfet (et obtient) de démanteler un camp de Roms,

- Les artistes » engagés », qui tendraient presque à nous culpabiliser alors qu’ils se gardent bien d’accueillir les miséreux dans leurs belles résidences, voire qui nous tirent des larmes, comme Emmanuelle Béart, qui oublie qu’elle est résidente et fiscalisée …..en Belgique,

- J Marc Ayrault, maire de Nantes, qui fait évacuer au printemps 2009 un camp, mais s’y prend tellement bien, qu’aujourd’hui les Roms lui demandent des indemnités,

- J Pierre Grand, qui comme maire oublie de prévoir une aire d’accueil comme le lui demande la loi qu’il a voté comme député, mais n’a pas de mots assez durs pour critiquer le gouvernement, tout en écrivant au même moment au président Sarkozy pour qu’il fasse cesser une occupation illicite dans sa circonscription, au Crès,

- Les communistes en général, qui ne se souviennent pas que Roumanie, Bulgarie et Tchécoslovaquie furent pendant 50 ans des joyaux du communisme, où semble-t-il la question des Roms n’a pas bénéficié d’une prise en compte appropriée dans les plans quinquennaux,

- La Commission européenne et Manuel Barroso qui préfère s’insurger contre la France, plutôt que de demander aux présidents bulgares et roumains, quel usage a été fait des 20 milliards d’euros alloués pour les aider à améliorer la situation de leurs Roms,

- L’ONU, ou tout du moins les experts du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD), qui, parlant à titre personnel, condamnent la France. A noter qu’en matière de droits de l’homme, ces experts (russes, pakistanais, chinois, roumains, algériens) paraissent particulièrement qualifiés et légitimes, leurs pays respectifs étant des modèles de démocratie et de respect des minorités,

- Viviane Reding, commissaire européenne, qui semble ne pas connaître la situation de son pays, le Luxembourg, où les Roms ne peuvent séjourner (pas d’aires d’accueil et camping interdit…).

Bien sûr, le prêtre illuminé qui prie pour une crise cardiaque du président français est hors concours, tout comme les associations, à l’émotion très sélective, financées par l’Etat (donc nous), et dont la mission essentielle semble être devenue la démolition des actions du gouvernement

Finalement, le seul qui n’a pas parlé (ou n’a pas été sollicité pour s’exprimer), est le citoyen de base, contribuable et financeur d’une politique d’accueil généreuse avec tous les candidats à l’immigration.

Il n’est pas nécessairement raciste ou xénophobe, mais il s’interroge :

Pourquoi notre pays est-il si convoité par les candidats à l’immigration ? Est-ce le pays de cocagne décrit par des sites web anglo-saxons, expliquant tout l’intérêt de s’établir en France, pas pour y travailler certes, mais pour bénéficier de tout ce que notre modèle social a développé ?

Citons en réponse l’étude de Contribuables Associés qui récapitule pourquoi notre pays est si attractif pour les immigrés :

« On vient en France pour y poursuivre ses études »,

« Parce qu’elle est un carrefour d’échanges intellectuels ».

Mais aussi pour « l’excellence de son système de santé et parce que le migrant bénéficie d’une protection efficace grâce à la Couverture médicale universelle (CMU) pour ceux qui sont en situation légale, et à l’Aide médicale d’État (AME) pour ceux qui sont en situation irrégulière ».

«  On vient en France parce que son offre est une des plus attractives en matière de prestations sociales et de rapprochement familial (…).

Cette offre s’étend

- au secteur des prestations santé, vieillesse et maternité-famille quasiment identiques pour les autochtones et pour les immigrés,

- à celui d’allocations chômage conséquentes

- ainsi qu’aux prestations logement-pauvreté-exclusion : allocations logement, RMI-RSA, aides des associations, des organismes humanitaires et des collectivités locales ».

« On vient en France parce que ce pays autorise l’acquisition de la nationalité française par mariage avec un résident français et pour les enfants nés sur le sol français (…).  

« On vient en France quand on est demandeur d’asile parce que la France reste pour beaucoup le pays des droits de l’homme et que, en cas de rejet de la demande, on peut espérer au bout d’un certain temps être régularisé.  

« On vient en France parce que les reconduites ont peu de chance d’être effectuées (…).

« On vient en France parce qu’on peut bénéficier dans certaines conditions de retours aidés et parfois revenir ensuite clandestinement dans la métropole (…). »

Nous avons donc mis en place et laissés se pérenniser, voire embellir, toute une panoplie de pompes aspirantes à l’immigration. Mais surtout, depuis 40 ans, nos élites politiques ne se sont soucié que de « donner » sans s’interroger sur les dérives prévisibles et les abus éventuels du système et donc en se gardant de mettre en place les dispositifs de contrôle et de régulation évitant l’emballement de la machine.

Ainsi, suivant Gilles Carrez, rapporteur de la Commission des Finances à l’Assemblée Nationale, l’accès à l’AME se fait "à guichet ouvert". Compte tenu de l’étendue des besoins, il était prévisible que la loi serait rapidement contournée, par exemple : ·
 "séjour sanitaire" : une personne malade dans son pays, décide de venir en France pour s’y faire soigner
 choix de l’AME pour un remboursement à 100% par des personnes bénéficiaires de la
CMU de base
 utilisation de l’AME par des étrangers nullement en difficulté financière
 utilisation de l’AME, pourtant nominative, par des tiers

Il fallait vraiment sous-estimer l’inventivité des intéressés pour croire que ces filons ne seraient pas utilisés.

Un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) confirme qu’ils le sont tous, et sur une grande échelle. Dans ce même rapport, le coût de chaque bénéficiaire de l’AME est estimé au double de la dépense moyenne d’un assuré du régime général (le quadruple parfois dans la région parisienne)

De même, la couverture médicale des sans-papiers s’envole. Son rythme de progression est trois à quatre fois supérieur à celui des dépenses de santé de tout le pays. Mais ce sujet est quasiment tabou, la CNAM et le ministère de la Santé ayant bel et bien choisi le secret puisqu’il est impossible de trouver la réponse à la simple question "Combien coûte la CMU ?".

Au moment où nous ouvrons les yeux sur le gouffre de la dette sociale, où nous ne savons plus par quel bout attaquer le déficit du système de santé, où chacun sent venir qu’il va falloir « serrer les boulons », les envolées lyriques sur le sort des miséreux du monde ne sont plus possibles

L’étude de Contribuables associés parvient à la conclusion d’un  déficit dépenses/recettes  de 30,4 milliards d’euros pour l’immigration, soit près de 2 points de PIB à la charge des contribuables.

Alors, il y a certainement un peu de calcul politique et électoraliste dans les décisions récentes, et l’amalgame Roms – Gens du voyage n’est pas des plus heureux, mais elles ont le mérite de faire émerger la vraie question :

Quelle immigration voulons nous, de travail ou d’assistanat, et dans ce deuxième cas, quelles ressources accepterons nous d’y consacrer ?

Il serait intéressant de consulter les citoyens – contribuables «  de base » sur ce sujet, peut-être les hypocrites et les faux-culs de tous bords seraient étonnés de la réponse.

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Un Etat de Droit? (mai 2010)

Nos élus de droite comme de gauche se plaisent à se référer à tout propos à «  l’Etat de droit qui ceci, l’Etat de droit qui cela,…etc. ». Mais de quoi parlent-ils, et où glanent-ils les informations qui doivent leur permettre de connaître et comprendre l’état du pays, les préoccupations et attentes des citoyens, et d’orienter leur action ?

Sommes nous dans un Etat de droit quand :

. il faut un contrôle routier à 22 euros pour, en tirant la ficelle, « découvrir » qu’environ 20 000 polygames vivent paisiblement et en toute illégalité chez nous, bénéficiant au passage de notre généreux système social

. un président de Conseil Général se place volontairement dans l’illégalité, sous prétexte de révolte, sachant que de la désobéissance civile au putsch, il n’y a qu’un pas et en son temps De Gaulle avait trouvé la formule avec son « quarteron de généraux »

. un Tribunal annule la délibération de la mairie allouant 450 000 euros à une association et que celle-ci ne rembourse pas

. les députés et sénateurs s’octroient en toute impunité (indignité devrait-on dire…) un système de retraites et d’indemnisation du chômage proche du hold-up, que même Arsène Lupin n’aurait osé imaginer

Alors, chers élus, sortez de vos palais, regardez, écoutez, puis METTEZ VOUS AU TRAVAIL, en n’oubliant pas que vous êtes NOS employés, recrutés et payés pour gérer NOS affaires et pas uniquement les vôtres.

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Brèves…brèves (octobre 2009)

 

Le gouvernement veut contraindre les régions à augmenter la TIPP

Le gouvernement veut contraindre les régions à augmenter la TIPP

Après la taxe carbone et pas moins d’une douzaine de nouvelles taxes, le gouvernement veut "contraindre" les conseils régionaux à augmenter la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) afin de financer certains investissements. L'Association des régions de France (ARF), exprime son "total désaccord". "L'Etat veut les contraindre à accroître la fiscalité pétrolière pour financer les politiques qu'il ne peut plus assumer seul, comme les LGV (lignes à grande vitesse)", écrit le président de l'ARF, Alain Rousset, dans un communiqué. "Augmenter la part régionale de la TIPP pèserait sur le prix de l'essence et donc sur le pouvoir d'achat des ménages". "Les régions refusent que le gouvernement leur laisse la charge d'augmenter les impôts", prévient M. Rousset, dénonçant "un piège politique" et "une opération politicienne à quelques semaines des élections régionales" prévues au printemps. Une partie des recettes de la TIPP est destinée au budget des conseils régionaux, qui peuvent faire varier la part dont ils bénéficient dans une fourchette de prix du carburant étroite. Selon Le Figaro, le gouvernement envisage d'élargir cette fourchette dans le budget 2010 "afin de permettre aux régions de financer les investissements du Grenelle de l'environnement ». La hausse tournerait autour de deux centimes d'euros. La part de la TIPP réservée aux régions "était à l'origine destinée à compenser les transferts de compétences, en matière de formations sanitaires et sociales, issus des lois de décentralisation". Les régions, en grande majorité dirigées par la gauche, s'inquiètent en outre d'une telle mesure au moment où le gouvernement va aussi supprimer partiellement, dans le cadre du budget 2010, la taxe professionnelle dont les recettes financent les collectivités locales. Elections ou pas, au final c’est toujours le contribuable qui est le dindon de la farce !

 

LA CONSCIENCE VIENT EN RELIANT LA DEPENSE A L’IMPOT

Le landernau Montpelliérain véhicule toujours les mêmes antiennes, Montpellier est une très belle ville, on dépense mais on sait pourquoi, on est fier d’habiter dans cette ville… Jusqu’au moment où il faut payer et là les habitants de cette « belle ville » font l’autruche. Il y a pourtant beaucoup d’autres belles villes : Paris, Lyon, Annecy…. Où les impôts locaux sont nettement moins élevés. Cherchez l’erreur : la dépense bien sûr.

Selon Max Lévita, adjoint aux finances, la capitale du Languedoc Roussillon dépense 541 € par habitant alors que la moyenne française est 329 €. Les autres Collectivités Territoriales du coin ont adopté la même politique depuis longtemps pour soutenir une économie moribonde sur le dos des contribuables locaux. Ainsi la ville est suréquipée : des bâtiments publics à tous les coins de rue dont une grande partie est sous-exploitée. Beaucoup de gaspillages qui profitent surtout au BTP.

La plus belle, la plus ensoleillée, la plus dynamique, la plus inventive et aussi la plus taxée…avec le plus grand nombre d’inactifs : c’est la ville des superlatifs. Il devient urgent que les électeurs réagissent. Voilà trop longtemps que les contribuables soutiennent l’économie locale par la dépense publique alors qu’ils ont de plus en plus de mal à entretenir leur propre patrimoine du fait de la perte de pouvoir d’achat liée à l’augmentation des taxes.

A quand le grand soir ?

 

VERTIGE….

2009 : année explosive 140 Milliards de déficit pour la France qui a triplé par rapport à 2008 alors que les recettes prévisionnelles 2009 étaient estimées à 266,6 Milliards. Pour 2010, le Gouvernement budgète 115 Mds sans compter le grand emprunt lancé dans quelques mois.

La dette, elle se cumule à 1 400 milliards d’euros hors dette sociale. 35 ans que la France n’a pas présenté un budget en équilibre ! Le déficit est structurel, une bonne partie sert à financer les dépenses de fonctionnement et plus particulièrement la redistribution sociale pour maintenir le calme dans nos cités.

La France est au bord de la faillite, c’est la fuite en avant dans le brouillard. La dette nationale s’élève à 52 000 € par Français actif. Nos enfants devront assumer la légèreté et l’incompétence de nos représentants politiques de droite comme de gauche cautionnés par l’indifférence des électeurs ou… quitter leur pays….

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Les nouveaux aristocrates. (Janvier 2009

Trop nombreux, bénéficiant de rémunérations et d’avantages exorbitants, pratiquant sans vergogne le cumul des mandats, décidant eux-mêmes et sans contrainte du niveau de leurs ressources de fonctionnement, se dotant d’un dispositif de retraites hors du commun, s’amusant d’une chaîne télévisée-gadget, se protégeant habilement de la fiscalité commune, nos élus sont les nouveaux aristocrates.

Sans prétendre à l’exhaustivité, les Contribuables Associés, dans une récente monographie, se sont penchés sur la situation de nos élus, citoyens atypiques et représentants souvent peu honorables de notre démocratie.

Quelques extraits……

Nos élus : trop nombreux ?

La démocratie se mesure-t-elle à l’aune du nombre d’élus? D’autres nations, dotées d’institutions solides, en entretiennent beaucoup moins que la nôtre.

La France compte : 577 députés, 343 sénateurs, 78 députés au parlement européen,

36 677 maires, 2091 conseillers régionaux, 4 054 conseillers généraux, plus 163 conseillers de Paris, 514 519 conseillers municipaux, soit environ un élu pour 111 habitants. Ce taux de représentation est quatre fois supérieur à celui des Etats-Unis.

Au seul échelon parlementaire, la France entretient ainsi – comparativement – près de deux fois plus de parlementaires que l’Allemagne et huit fois plus que les États-Unis.

Nos élus parlementaires : trop bien rémunérés ?

5 219,17 ou 5 415,05 euros nets par mois « seulement » : c’est ce que vous répondra votre député ou votre sénateur, si vous le questionnez sur les revenus qu’il perçoit au titre d’élu de la nation. Un chiffre exact… mais très incomplet.

S’y ajoutent les indemnités diverses et variées grâce auxquelles certains élus nationaux dépassent allègrement les 20 000 euros mensuels.

Indemnités complémentaires : plus du double de l’Indemnité de base !

L’État verse en effet aux élus une « indemnité représentative de frais de mandat », pour les députés de 5 837 € mensuels nets et pour les sénateurs de 6 159,76 € nets.

En outre, les parlementaires disposent d’un crédit affecté à la rémunération d’un ou de plusieurs collaborateurs ( 9 021 € mensuels pour un député, 7 146,48€ un sénateur)

Une subvention est en outre versée aux groupes politiques, qui reçoivent 1 358,16 € par élu.

Sur ces seules bases, un parlementaire coûte à la nation 22 000 € par mois. Mais nous sommes pourtant encore loin du compte.

Car une « allocation d’aide au retour à l’emploi », versée pendant trois ans, a permis aux « malheureux » députés non réélus en 2007 de quitter l’hémicycle « en douceur ».

Car les élus nationaux bénéficient aussi de ce que les assemblées appellent des « facilités » : bureau individuel, lignes téléphoniques et forfaits assortis, télécopieur, ordinateur, accès Internet et outils associés, courrier gratuit ou quasi, et

ils ne paient pas leurs transports…

Les parlementaires voyagent gratis en 1ère classe sur tout le réseau SNCF, disposent d’un crédit d’une quarantaine de vol entre Paris et leur circonscription, ainsi que des flottes de voitures (et/ou taxis) mis à leur disposition par les assemblées.

et bénéficient de prêts immobiliers à des taux dérisoires.

Députés et sénateurs deviennent propriétaires à Paris ou dans leur circonscription, grâce à des prêts accordés par leur assemblée, à 2% sur dix ans, dont le montant moyen s’élève à 76 225 euros.

Ainsi, chacun des 577 députés coûtera donc cette année à la nation 960 485 €, et chacun des 343 sénateurs, 968 653 € !

Et nos élus européens : peu assidus, mais bien rémunérés ?

En terme d’assiduité aux réunions plénières, la France se classe au 23e rang sur les 25 États membres (2004), qui s’explique notamment par le cumul des mandats : 48 des 78 élus français au Parlement européen en détiennent plusieurs.

Député européen = 28 000 euros par mois, hors note de frais
Les 78 députés que la France envoie siéger à Strasbourg perçoivent 7008,65 € bruts, plus une indemnité de frais généraux de 4 052 € par mois qui s’ajoute à la gratuité du courrier, du téléphone et de la télécopie depuis le bureau du parlementaire, et aux nombreux, trop nombreux crédits destinés aux déplacements…

Car l’institution européenne, soucieuse de faire de ses membres de parfaits globe-trotters, prévoit pour les frais de voyage et de séjour :

une indemnité de voyage « à l’intérieur de l’UE », versée sur justificatifs,

une indemnité annuelle de voyages (hors UE) d’un montant maximal de 4 000 € annuels,

une indemnité journalière de 287 € par jour de présence aux réunions officielles,

et une indemnité de 143,50 €/jour pour des réunions en dehors de l’UE.

En outre, un député européen dispose de 16 914 €/mois pour ses assistants

Au total, un député français au Parlement européen coûte donc 28 000 € par mois…

Nos élus : pas trop imposés….

Depuis 1993, députés et sénateurs sont soumis à l’impôt sur le revenu, selon les règles applicables aux traitements et salaires. Mais leurs émoluments ne sont pas tous imposables et

en fin de compte, plus de la moitié des sommes perçues par les parlementaires se trouvent à l’abri des appétits du fisc !

Nos élus parlementaires = vive la retraite !

Les régimes de retraite dont bénéficient députés et sénateurs sont probablement les plus intéressants en France. Après un seul mandat de 5 ans, un député perçoit une pension de 1 550 € par mois. Le rendement est des plus favorable : 6 euros perçus pour 1 cotisé !

La retraite à taux plein pour 20 ans de cotisation…

Le parlementaire paie double cotisation pendant les 15 premières années de sa carrière, puis s’acquitte d’une cotisation simple. Dès le premier mandat, il totalise déjà dix annuités. Le montant de la retraite qu’il reçoit progresse donc en flèche.

Les députés peuvent « prendre leur retraite » à partir de 60 ans. Leur caisse de pension est alimentée pour 12 % par une cotisation prélevée sur l’indemnité parlementaire, et pour 88 % par une subvention inscrite au budget de l’Assemblée : l’ensemble des contribuables sont ainsi appelés à financer le régime de retraite de leurs élus à hauteur de 53 millions d’euros.

La pension brute moyenne s’élève actuellement à 2 400 euros nets par mois (députés) et 3 294,71 euros par mois (sénateurs)

Nos élus = Vive le cumul des mandats !

Environ 85% des législateurs au Sénat et à l’Assemblée nationale détiennent un deuxième mandat électif, contre bien moins de 20% en Italie, en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Parmi les 343 sénateurs, 88 seulement n’exercent qu’un seul mandat

Sur les 255 sénateurs restant, on recense : 4 présidents de conseils régionaux et 32 conseillers régionaux, 31 présidents de conseils généraux et 113 conseillers généraux, 125 élus exerçant un mandat intercommunal, 115 maires, et 192 conseillers municipaux. Vous avez bien compté : cela fait 612 mandats, ce qui signifie que beaucoup de ces sénateurs en cumulent deux, et parfois trois, en plus de leur mandat sénatorial !

Nos élus locaux = des écarts de 1 à 10

De tous les mandats, les mandats municipaux sont, de loin, les moins rémunérateurs. Il s’agit les plus souvent, notamment dans les petites communes qui représentent plus de 90 % des municipalités françaises, d’un véritable apostolat.

Pour les maires, l’indemnité s’élevait au octobre 2008 à 637,92 € mensuels bruts (commune de moins de 500 habitants), mais tout de même à 3 377,24 € (ville de 20 000 habitants) et à 5 441,10 € (ville de 100 000 habitants ou plus).

Les adjoints perçoivent eux aussi des indemnités variant de 247,66 € (- de 500 habitants) à 2720,55 € (+ de 200 000 habitants) et de 225,15€ pour les conseillers municipaux.

Pour augmenter leurs revenus, les maires succombent trop souvent aux promesses du cumul et briguent un mandat de conseiller général ou régional, de député, de sénateur, de président de syndicat intercommunal ou de société d’économie mixte (SEM).

Toute l’astuce consiste à cumuler les mandats tout en restant sous le seuil fatidique prévu par la loi (8 165,41 euros)

Un mandat de conseiller général ou régional donne lieu à une rémunération mensuelle comprise entre 1 500,99 et 2 626,74 € bruts, à laquelle s’ajoute une indemnité mensuelle de déplacement.

Une place au sein d’une commission permanente permettra heureusement aux plus voraces d’augmenter leurs indemnités de 10 %. Et un fauteuil de vice-président avec délégation ouvrira droit aux plus heureux à une majoration de 40 %.

Quant au président du conseil général ou régional, il touchera, quelle que soit la taille du département ou de la région, 5 441,10 € bruts, avec à la clef un appartement de fonction, voiture et chauffeur.

Une autre astuce, très prisée de certains élus, consiste à cumuler les présidences de syndicats intercommunaux (478 ,44 € si la population administrée compte moins de 500 habitants, mais 4080,83 si elle en réunit plus de 200 000).

Les indemnités diffèrent aussi selon les différents types d’intercommunalités :

Ainsi, le président d’une intercommunalité de plus de 200 000 habitants perçoit des indemnités de fonction d’un montant mensuel brut :

de 5 441,10 euros s’il s’agit d’une communauté d’agglomération ou urbaine ;

de 4080,83 euros dans le cas d’un autre type d’EPCI doté d’une fiscalité propre

de 1 403,80 euros pour un EPCI sans fiscalité propre

de 702,09 euros dans le cas des syndicats mixtes « ouverts »

Les indemnités d’un président de communauté d’agglomération ou d’une communauté urbaine de plus de 200 000 habitants ont bénéficié d’une hausse de près de 60 % en six ans

Nos élus et le budget des assemblées = on n’est jamais si bien servi que par soi- même

Au nom du respect de la séparation des pouvoirs, chaque assemblée parlementaire jouit de l’autonomie financière, ce qui fait que le ministre de Finances n’a pas droit de regard sur les crédits que se votent les parlementaires et ainsi,

pour l’Assemblée nationale…….

- les dépenses ont augmenté de 47 % au cours des dix dernières années

- les frais de personnel représentent 25% du budget global (15 % pour la Chambre des communes britannique et 10 à 12 % pour du Bundestag allemand) !

Mais nos parlementaires sont aussi de grands enfants. Ainsi le 30 décembre 1999, fut créé l’un des gadgets audiovisuels les plus chers de France, si l’on rapporte son coût à son audience : la chaîne parlementaire, qui reçoit une dotation de 30 735 000 € en 2009, contre 14 635 206 € en 2003, soit une augmentation de 110 % en sept ans !

Au total, en prenant en compte la chaîne télévisée parlementaire, mais aussi les sommes affectées au jardin et au musée du Luxembourg la dotation globale des deux assemblées se montera, en 2009, à 917 183 000 €, soit une augmentation de plus de 84,3 millions d’€ par rapport à 2006, soit 10,1 % d’augmentation, en quatre ans à peine !

Nos élus et les contribuables……

Il est difficile d’attendre des élus qu’ils réforment un système qui s’autoalimente, leur permet de vivre hors du quotidien de la majorité des citoyens et les transforment en nouveaux aristocrates.

Le « moteur » qui a conduit à cette dérive du fonctionnement de la représentation nationale et locale est probablement le CUMUL des mandats, exception bien française. Contribuables, un seul slogan :

Un homme, Un mandat

 

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Contributions sociales : arrêtez le massacre !.(Janvier 2009

Belle envolée des prélèvements sociaux, qui passent de 0,5% à 12,1% en treize ans (de 1996 à 2009). L’imagination de nos gouvernants est vraiment sans limite, sans retenue surtout, et on attend toujours une vraie réflexion sur le niveau des prélèvements, leur affectation, et l’efficacité des dispositifs « sociaux » dont l’empilement commence à faire peur. Votre rentabilité, déjà soumise à l’impôt (IR ou prélèvement libératoire) subira encore plus fortement dès cette année, l’impact des contributions sociales obligatoires. En effet, l’ensemble des revenus du patrimoine ou des produits de placement n’y coupe pas (hormis ceux des placements défiscalisés dits populaires, livrets A, jeunes, d’épargne populaire par exemple).

La liste s’allonge : Contribution au Remboursement de la Dette Sociale (CRDS en 96), Contribution Sociale Généralisée (CSG en 97), Prélèvement Social (PS en 98), Contribution Additionnelle au Prélèvement Social (CAPS en 2004, souvenir de la canicule 2003), Revenu de Solidarité Active (RSA en 2008),

..et les taux suivent

 

CRDS

CSG

PS

CAPS

RSA

Total

2/1996 - 12/1996

0,5%

       

0,5%

1/1997 - 12/1997

0,5%

3,4%

     

3,9%

1/1998 – 6/2004

0,5%

7,5%

2%

   

10%

7/2004 - 12/2004

0,5%

7,5%

2%

0,3%

 

10,3%

1/2005 - 12/2008

0,5%

8,2%

2%

0,3%

 

11%

à compter du 1/1/09

0,5%

8,2%

2%

0,3%

1,1%

12,1%

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L’Union pour la Méditerranée... Gadget dispendieux. (septembre 2008)

Malgré l’urgence et la noblesse de la cause, l’Union pour la Méditerranée est une entreprise coûteuse pour la France, tant au niveau de l’Europe, de l’Etat et des Collectivités Territoriales impatientes de s’approprier une partie de cette organisation, prétexte à de nombreux voyages pour nos chers élus !

Les dépenses qui ont été consacrées par la Mission parlementaire aux travaux préparatoires ne sont certainement pas négligeables : des réunions de juillet à décembre 2007, le déplacement, pour les auditionner, de 22 personnalités dont MM. Boutros Boutros-Ghali et Shimon Peres, la rédaction d’un document de 187 pages dont il ne restera probablement quasiment rien.

Le 13 juillet 2008, le gouvernement français a réuni à Paris 47 délégations pour préparer l’organisation de cette Union pour la Méditerranée. Cette réunion a encore fait l’objet de dépenses d’hébergement pour environ 200 participants. Une conférence de plus….

Le rapport parlementaire adopté, le fonctionnement prévu devrait engendrer des coûts très élevés : « un « G.Med », sommet des chefs d’Etats et de Gouvernements, calqué sur le format des réunions du G8 », « un volet parlementaire », « une Agence de la Méditerranée », comprenant « un Comité directeur et un comité opérationnel », ces derniers devant procéder à « une consultation régulière du Forum de la Société Civile ». Pour éviter ce foisonnement coûteux, nos partenaires européens préfèreraient s’en tenir à « un secrétariat spécifique » et poursuivre le processus de Barcelone, qui ne génère qu’une augmentation modeste des dépenses.  

 La Mission parlementaire cite, dans sa proposition n° 4, de « très nombreux secteurs de la vie quotidienne » qui pourront faire l’objet du « Label Med », mais « accorde la priorité à l’eau, l’environnement, les échanges culturels et de savoirs ».

Comment financer ces projets ? La Mission admet l’existence actuelle « de financements considérables ». Ainsi, quatorze pays (Algérie, Egypte, Maroc, Tunisie, Jordanie, Liban, Syrie, Yémen, Territoires palestiniens, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Serbie-Monténégro, Turquie) ont reçu de 2000 à 2005, 6,5 milliards de dollars par an, soit 39,58 milliards. Le rapport reconnaît l’importance de « l’aide bilatérale française » (en plus de sa participation à l’aide multilatérale de l’Union Européenne), mais il est discret sur la somme, puisqu’il se contente de rapporter que « cette aide représente environ la moitié de cette somme (de 39,58 milliards ?), et l’aide allemande 40 % de l’aide accordée par la France ». En revanche, le rapport précise que « les pays arabes sont quant à eux à l’origine d’environ 13 % de l’aide bilatérale au développement accordée à ces quatorze états méditerranéens »

 Si l’origine et l’importance du financement sont imprécises, la Mission a déjà prévu la création d’une nouvelle institution, celle d’un « groupe des investisseurs de la Méditerranée (GIFMED), chargé de coordonner les financements institutionnels des projets ». Toutefois, M. Jean-Louis Guigou, lors de son audition, avait rappelé que « les financements se révèlent être trop destinés à des projets administratifs qui…ne profitent jamais directement aux habitants des pays bénéficiaires »

Des retombées ? C’est ce que, trivialement, les français attendraient. C’est ce que les dirigeants politiques leur font croire lorsqu’ils tentent de justifier leur politique étrangère.

Selon le dernier rapport fait au Sénat,  les contributions obligatoires de la France aux organisations internationales devraient représenter 836 millions d’euros en 2008. Quelles sont les « retombées » ? 

D’autre part, le solde net annuel de la contribution de la France au budget 2005 de l’Union Européenne était négatif de 1,7 milliard d’euros, ce qui signifie qu’elle recevait moins qu’elle ne donnait.

Des « retombées » grâce au commerce avec les pays qu’elle subventionne ?

Le solde de sa balance commerciale en 2006 avec l’Algérie est négatif (moins 10 millions de dollars). Il est également négatif (moins 166 millions d’euros) avec la Tunisie. Il n’est positif qu’avec le Maroc. De même, nous achetons pour 2 milliards d’euros de pétrole à la Libye et nous lui vendons pour 430 millions de produits.

Le plus souvent, l’arroseuse française passe deux fois. Ainsi, selon une réponse ministérielle, si «L’Union européenne est le premier bailleur de fonds de l’Autorité palestinienne : 1,5 milliards d’euro depuis 1993 », « la France a pour sa part décaissé, pour l’année 2001, 12,68 M$ pour 24,74M$ engagés. En 2002, les déboursements de la France se sont élevés à 15,59 M$ ».

 D’après une chronique de l’association des contribuables d’Aubagne

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Brèves…brèves (février 2008)

Verbatim Georges Frêche « Mes amis et moi, on tient tout. Ici les rouges contrôlent tout. Tous ceux qui nous affronteront seront brisés menu ! »

Cartons d’invitation pour les vœux : FRECHE/MANDROUX/VEZINHET, c’est à celui qui régalera le mieux ses invités… vous savez ceux qui viennent faire allégeance pour retirer les miettes du pouvoir. Pour chacune des collectivités, le laissez-passer est obligatoire... sinon, pas d’entrée possible. Vous avez beau payer vos impôts locaux, vous resterez à la porte. Une parfaite illustration du clientélisme ambiant.

Chômage, la réalité des chiffres : Dans le domaine de l’emploi, l’autosatisfaction et les autocongratulations du Maire de Montpellier paraissent bien dérisoires. Elle est fière du taux de chômage de 12,4 %... qu’elle compare au taux de 22% de 1999. Faisons lui remarquer qu’en 1999 il s’agissait bien du taux de Montpellier-ville ; le chiffre de 12,4% s’applique au « bassin d’emploi » de Montpellier qui regroupe 96 communes ; fort opportunément on ne calcule plus le taux de chômage de la ville… L’estimation réaliste est au-dessus de 20 %. L’INSEE publie des chiffres incontestables sur le taux d’emploi de la population des grandes villes de France ; ils rendent compte de la cruelle réalité  que chacun peut observer autour de soi. Montpellier est la 8ème ville en termes de population mais en termes d’emploi c’est la lanterne rouge des villes de plus de 200 000 habitants (42% seulement de la population a un emploi ; même Nice fait mieux avec 45 % ; sans parler de Toulouse et Bordeaux qui dépassent 48%)

A Montpellier, c’est tous les ans le même scénario : Depuis 2004,: les dépenses sont en hausse, non pas raisonnablement, mais dans des proportions dépassant très largement l’inflation : dépenses de fonctionnement + 6 %, dépenses d’investissement + 15 %. Pour équilibrer le budget, Hélène Mandroux est contrainte de recourir à l’emprunt dans des proportions de plus en plus importantes. Incapable de faire des choix, dans les prochaines années, elle devra assumer sa politique dispendieuse en équilibrant les comptes avec des augmentations d’impôts… ce dont elle ne vous parle pas ! La stabilité de la fiscalité suppose une stabilité de la dépense et nous en sommes loin. Pauvres contribuables Montpelliérains déjà surtaxés ! Et c’est pire à l’agglo…

Subventions montpelliéraines à la hausse : elles passent de 26 Millions d’euros en 2007 à 28 M€ cette année + 7,7 %, soit 4 fois l’inflation ! Au diable l’avarice…

VITE à la retraite ! Ils s’accrochent à leurs mandats comme bernacles sur leurs rochers…. FRECHE/MANDROUX respectivement 70 et 67 ans ! 76 et 74 à la fin du prochain mandat municipal ! Sans compter le cumul des mandats. Montpelliérains il est temps de faire confiance aux plus jeunes dans la force de l’âge et mieux adaptés au XXIème siècle !

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Brèves…archives de Juin 2007

 

CENTRE CONTEMPORAIN MIEUX QUE GUGGENHEIM !

On vient tout juste d'inaugurer le Musée Fabre qui a quand même coûté 62,7 Millions d'euros dont 44,4 pour la communauté d'agglomération, 15,5 pour l'Etat et 2,8 pour la région, que Georges Frêche annonce la création d'un musée d'art contemporain à 90 ME pour faire mieux que le musée Guggenheim ! Ce n'est pas sérieux... Rappelons que la compétence des grands équipements culturels est passée à l'agglomération, la ville n'a donc pas à contribuer à ce musée. On ne peut pas constamment demander aux contribuables Montpelliérains de faire des efforts alors que leur ville est 2ème après Nîmes au classement des plus fortes fiscalités des villes de France (Le particulier). Essayons de faire vivre le Musée Fabre sur la durée, c'est déjà un beau challenge vu la stagnation touristique. Car, j'ai bien peur que l'engouement naturel pour la nouveauté ne se prolonge pas très longtemps.

Staline pas mort !

Au Conseil municipal du 7 février 2007, le projet « création de Zones d’Aménagement Différé ou ZAD » est présenté. Martine Petitout demande la parole pour s’y opposer avec fermeté; elle est la seule d’ailleurs. Bien évidemment elle vote contre.
Surprise : la municipalité se vante par la suite d’une « approbation unanime » et le compte-rendu officiel publié quelques semaines plus tard fait état d’un vote favorable « à l’unanimité ». Réaction indignée de Martine Petitout qui exige une rectification. Peine perdue ; nous sommes dans un régime de démocratie stalinienne ; la réalité est subversive ; la vérité se fabrique!
Jusqu’à quand courberons nous l’échine ?

COUPE DU MONDE DE RUGBY… On est les meilleurs !

Si au moins on avait des résultats ! Comme pour le foot, le rugby Montpelliérain peine à sortir la tête de l’eau et pourtant ce n’est pas faute de subventions, de réceptions « pantagruéliques »…. et de beaux équipements. Ils sont gâtés nos sportifs de « haut niveau ». Le 23 juin le nouveau stade Yves du Manoir sera inauguré… ça va faire du bruit dans le Landernau ! Et surtout, ça nous coûte cher ! Surtout si vous n’aimez pas le rugby…. Un nouveau stade, réservé, pour la circonstance, à l’équipe Australienne alors que la coupe du monde se jouera à la Mosson puisque vous savez que le nouveau stade de plus de 60 millions d’€ est trop petit pour contenir les spectateurs attendus ! Un beau prétexte pour gaspiller nos impôts, cette coupe du monde ! Et aussi pour faire plaisir au Président du MHRC et promoteur de profession : Thierry PEREZ, gendre d’André VEZINHET, le Président du Conseil Général mis en place par Georges FRECHE… Ce club fonctionne avec de larges subventions des collectivités territoriales en tout : agglo, département et région c’est 4,5 millions d’euros d’impôts qui partent en fumée tous les ans ! Le club de Perpignan, lui, se contente de 900 000 Euros pour obtenir de bien meilleurs résultats au TOP 14. Magouillage & gaspillage sont les deux mamelles de Montpellier !

 

L’agence de notation Standard & Poor’s juge les collectivités locales

L’agence de notation Standard & Poor’s juge les performances financières des collectivités locales satisfaisantes pour 2006, mais appelle une refonte de leur mode de gestion. Selon l’agence, le système français est confronté à deux défis majeurs : la décentralisation accroît les dépenses des collectivités, tandis que les nouvelles réformes fiscales accentuent leur dépendance à l’Etat. Celui-ci est devenu le premier contribuable français alors que ses contraintes budgétaires sont particulièrement serrées. Ces tendances marquent l’essoufflement de leur mode de gestion et le manque de maturité des relations Etat/Collectivités locales entraînant « la dilution des responsabilités, la complexité et l’iniquité ». L’agence appelle à une refonte inévitable. Cette réforme baptisée « new deal à la française » devrait avoir l’ambition de clarifier les compétences des communes, des départements et des régions ainsi que leurs transferts financiers, mais aussi d’intégrer les finances locales à l’objectif national de maîtrise des dépenses publiques.

 

Association des départements de France

L’ADM (association des départements de France) envisage la création d’une mission d’inspection générale pour les collectivités territoriales. Grâce à cette instance, les élus espèrent améliorer la gestion et l’efficacité d’une collectivité en particulier, la mutualisation des coûts de recherche de la performance et structurer une vision panoramique et opérationnelle de la décentralisation. Elle permettrait aussi de mesurer la performance des collectivités en établissant des comparaisons… Une structure de plus… si au moins elle est efficace !

 

Ministère des Transports

Pour le Ministère des Transports : 30 000 emplois, 18 000 km de routes, 148 aérodromes et 18 Ports ont été transférés aux Collectivités Territoriales… On aimerait savoir combien d’emplois nouveaux ont été créés dans les collectivités territoriales suite aux transferts de compétences qui ont suivi la modification de notre constitution organisant l’administration décentralisée de notre pays. !

 

Redistributions...

Georges FRECHE a distribué 44 M€ d’aides en 2006 pour soutenir 600 entreprises. En 2007, il y consacrera 50,9 M€ du budget de la région Languedoc Roussillon. Je connais personnellement une entreprise qui a reçu 50 000 € et qui n’est pas vraiment dans le besoin ! Un véritable scandale que ces redistributions et garanties d’emprunts ! Où sont les contrôles et les suivis entreprises ? MP

A signaler la participation régionale à Septimanie Export, société d’économie mixte ayant pour objet d’assurer la promotion des entreprises régionales sur les marchés internationaux : 6 millions d’€ en 2007, le Président de région compte sur la redistribution de nos impôts pour créer des richesses et de l’emploi !

Après toutes ses redistributions électoraliste, Georges Frêche oublie les lycées dont le budget diminue. Selon le livre noir des régions, la nôtre est la plus taxée de France et évidemment la plus dépensière !

 

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Brèves, archives de Janvier 2007

 

Visionnaire… de rien

Notre Zeus régional a une nouvelle vision : il « voit » 25 lignes aériennes nouvelles pour « son » aéroport Montpellier- Méditerranée.

Avec la désinvolture de ceux pour qui l’argent n’a pas d’importance (pardi, c’est l’argent des autres !) il risque bien de nous embarquer dans un nouveau coup dont il a le secret. Un projet improvisé, médiatique, propre à détourner l’attention des échecs de notre région depuis trente ans (circulation automobile, TGV, logement, déchets, emploi, népotisme, bétonnage, …) et à flatter à bon compte (sauf pour les contribuables) l’orgueil montpelliérain.

 

L’esprit cultivateur

Midi Libre nous apprend que notre Zeus régional veut ouvrir 13 autres « ambassades » à l’étranger. Qu’on se rassure, il ne s’agit pas de créer des emplois confortables pour des amis désoeuvrés, ni de favoriser les voyages d’études bidon, ni de détourner l’attention du bon peuple des problèmes locaux.

Non, notre guide régional a un but bien plus noble : cultiver l’esprit du Sud .

Nous voilà rassurés ; c’est de l’argent bien dépensé…

 

Faire flèche de tout bois

« Quel bilan tirez vous de vos deux années de présidence de l’Arc latin ? » demande (ironiquement ?) Midi Libre à notre cher président Vézinhet.

« L’Arc latin a d’abord vocation à faire naître le débat » … « des chantiers importants sont ouverts, ce sera la mission de mon successeur de les mener à bien »

Devant un tel bilan les contribuables héraultais ne peuvent que s’incliner et continuer à financer avec enthousiasme des colloques et voyages d’études aussi indispensables…

 

Un nouveau prestidigitateur !

G Frêche dans l'éditorial qu'il signe dans le N° 25 de la publication régionale dévoile une nouvelle facette de ses talents.

A propos du budget 2007 de la région, il explique doctement que les dépenses vont se situer à 967 millions d'euros, les recettes à 743, et donc qu'il lui manque 224 millions

Mais, comme il ne veut pas « augmenter la pression fiscale » (sic), il joue sur la taxe sur les cartes grises, la taxe intérieure de consommation des produits pétroliers, et bien sûr l’emprunt (les impôts de demain)

En résumé, je te taxe, mais ce n'est pas de l'impôt. C'est du grand art! Majax a trouvé son maitre

 

Malhonnêteté intellectuelle

Georges Frêche a l’habitude de comparer l’augmentation des taux de nos impôts à l’inflation, ce qui pourrait s’accepter si par ailleurs les bases, sur lesquelles s’appliquent les taux votés n’étaient pas déjà indexées pour suivre l’inflation par la loi de finances annuelle. Georges… l’inflation multipliée par l’inflation, ça fait quoi ? Le pire, c’est qu’il fait des émules à la Mairie de Montpellier Hélène Mandroux, sa remplaçante, lui emboîte le pas…

 

TIPP régionale

La douceur de l’hiver fait baisser les prix du pétrole, mais le grand timonier Frêche fait monter la TIPP et il n’y a pas de baisse à la pompe. Oui désormais, la région perçoit une partie des taxes sur les carburants et pauvres automobilistes, à chaque kilomètre, vous payez Georges et ça le rend joyeux !

 

Déplacements Montpelliérains casse-tête !

La mise en service de la deuxième ligne est-elle un progrès pour notre ville ? Ne va t'elle pas se traduire par une augmentation de la circulation automobile en ville alors qu'on s'attendrait à l'inverse ? Faudra t'il plus de rocade alors que la France s'est engagée dans un processus de réduction des gaz à effet de serre Un "panier de solution" existe : train, tramway, mais aussi bus et trolleybus, itinéraires cyclables et piétons sécurisés et suffisamment dimensionnés, de nouvelles rocades, des parkings de rétention, etc. Des sujets essentiels au regard du coût des transports en commun et des équipements publics. Plusieurs associations viendront débattre avec vous au café-citoyen du 8 février

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On écrit à l'ACH: "OSONS" (Janvier 2005)

Le Conseil Général de l' Hérault, département parmi les plus pauvres de France, dépense sans sourciller plus de 100 millions d'euros pour construire un bâtiment de prestige totalement superflu.

L'une des compétences principales incontestée celle-là - du Conseil Général de l'Hérault (4000 agents, budget d'un milliard d'euros!) est l'action sociale. Son président ne regarde pas à la dépense pour se faire connaître et nous informer pompeusement « qu'il ne laisse personne au bord du chemin».

Décembre 2004: une vieille dame meurt d'épuisement, seule, dans des conditions sordides; son appartement HLM du quartier populaire de La Paillade n'avait plus de chauffage, plus d'eau, plus d'ascenseur; depuis des années les services sociaux « suivaient l'affaire ».

Le président du Conseil Général continue à accumuler voyages d'études au soleil, présidences avantageuses et discours grandiloquents.

« Osons ! » fanfaronne t-il le long de nos routes et dans les gazettes.

Osons lui demander de ne pas, pour une fois, esquiver ses responsabilités et, par décence, de démissionner, comme le ferait un homme d'honneur ordinaire.

Un contribuable indigné.

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On écrit à l'ACH: Une journée au département (Janvier 2005)

Septembre 2004 : nous étions venus pour le débat d'orientation budgétaire pour 2005; or le même jour il y eut aussi celui sur le tourisme; curieux de connaitre les propositions du Conseil général sur cette activité importante pour l’Hérault, nous sommes restés. Hélas! rien de nouveau sous le soleil...

A croire que, lorsqu’ils voyagent, nos conseillers généraux ne font que courir de palaces en réceptions (à nos frais évidemment). L’oscar de la séance est à attribuer à la conseillère M. Pétard qui, elle aussi, a découvert le mouvement perpétuel (voir notre Lettre no 20) en invitant les Héraultais à devenir les touristes de leur propre département ! Voilà qui va revigorer les indices de fréquentation.

On pourrait donc voir fleurir un slogan de plus : "Héraultais, découvrez l’Hérault ! Pour le reste du monde, nous nous en chargeons!” quitte à organiser des projections gratuites dans le palais populaire "Hérault Culture Sport", où nos élus nous raconteront leurs voyages au Chili et ailleurs.

Heureusement, si le Département voit court la Région voit loin : on attend les centaines de milliers de Chinois attirés par le Languedoc-Roussillon. Car son président nous l’a assuré : il fera de notre région “le point d’entrée de la Chine en France"!

Une contribuable

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On écrit à l'ACH: "Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" (Janvier 2005)

Dans son éditorial du n°3 de la revue SEPTIMANIE, Georges Frêche reproche au Gouvernement d’avoir imposé aux Régions « l’acte II de la décentralisation » sans aucune concertation avec les Collectivités Locales. Il déplore qu’ainsi notre Région est mise en danger puisque des compétences lui sont transférées sans que le financement en soit correctement assuré. Nous sommes bien d’accord avec lui sur ce point.

Mais, Georges Frêche, s’est-il concerté avec nous, ses Administrés, pour substituer à "Languedoc- Roussillon" le nom de "Septimanie" ? Et, d’ailleurs, s’est-il concerté avec nous, ses contribuables, pour éditer la revue SEPTIMANIE qui, craignons-le, est entièrement financée par nos impôts puisqu’ elle est l’une des très rares revues à ne faire place à aucune publicité payante et qu’elle nous est distribuée gratuitement ?

Le Président de notre Région déplore, avec raison, que son budget est mis en danger. Mais a-t-il conscience d’assécher le nôtre en dépensant nos impôts avec une telle générosité ? Générosité, sans doute, mais pas à l’égard de tout le monde et, si nous sommes tous censés être égaux devant l’impôt, nous ne le sommes que médiocrement devant ses bien-faits : La presse locale, en effet, nous apprend qu’à l’Agglomération, Georges Frêche a décidé de faire don de nos impôts aux fumeurs de ses Services en leur octroyant un budget de 150 euros par agent pour assurer leur sevrage. S’il décide, avec raison, de lutter contre le tabagisme, que n’assure-t-il le sevrage de tous les contribuables-fumeurs de sa SEPTIMANIE ? Que ne nous consulte-il pour décider d’un tel favoritisme ?

En d’autres termes, chez Georges Frêche, c’est « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais».

Un contribuable.

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L' I.S.F. un impôt ruineux ... pour la France(Janvier 2005)

Le moins que l'on puisse dire c'est que la pensée historique d'Abraham LINCOLN « Vous ne pouvez pas aider les pauvres en ruinant les riches » n'est pas du tout partagée par nos hommes politiques malgré les avis quasi unanimes des spécialistes et autres Prix Nobel de l'économie qui démontrent tous les jours qu'accabler d'impôts et de charges ceux qui produisent et créent des richesses aboutit à l'effet inverse, à savoir, l'appauvrissement général, dont les premières victimes sont justement ceux pour lesquels on voudrait avoir le plus de compassion.

Il est vrai qu'en France il s'agit-là d'un sujet « politiquement incorrect » lors-qu'on évoque le fameux Impôt de Solidarité sur la Fortune (I.S.F.) Même sa formulation laisse percer le malaise de nos élus qui, au départ avaient opté pour la forme brutale d'« Impôt sur la Fortune », mais qui, conscients que des fortunes, des vraies, il n'y en avait plus beaucoup en France, ont ajouté le mot «solidarit黊Cà vous donne un petit air social qui va bien avec notre mentalitéŠ Nos politiciens plutôt partisans de : «faire payer les riches » n'ont pas osé, non plus, employer cette formule un peu trop provocanteŠLes «riches» aujourd'hui, ce sont les classes moyennes, c'est-à-dire 80 % des citoyens qui paient l'impôt sur le revenu. Les vrais riches, eux, se moquent pas mal de l'I.S..F. comme de tout le reste, puisqu'il y a belle lurette qu'ils ont leur fortune en sécurité.

Le sénateur Philippe MARINI, rapporteur du budget, a publié, au printemps 2004 un rapport destiné à la Commission des Finances du Sénat. Que dit celui-ci ?

1/ que depuis 1997, entre 350 et 370 contribuables assujettis à l'I.S.F. quittent notre pays pour aller s'installer sous des cieux fiscalement plus cléments. C'est dire que nous avons une délocalisation par jour. Au lieu de leur jeter la pierre, comme le fit un éditorialiste de MIDI-LIBRE [Eric FOTTORINO – Edition du 25-10-2004] leur reprochant leur incivisme, ( !) il aurait été plus pertinent de se demander pourquoi des Français dynamiques, courageux, entreprenants quittent leur pays, leurs proches et tout un environnement sentimental pour s’expatrier en Grande Bretagne, en Irlande ou aux Etats-Unis !…

En sept ans plus de 2500 gros contribuables se sont expatriés. Ces départs ne concernent pas seulement des gens d’un certain âge, soucieux de se retirer vers quelque paradis fiscal et ensoleillé et qui ne sont qu’une minorité, mais des plus jeunes aux patrimoines modestes qui vont exercer leurs talents en Angleterre ou aux Etats-Unis. Pour le rapporteur, « …les délocalisations des redevables à l’I.S.F. constituent une perte de dynamisme pour l’économie française. » Toujours selon ce rapport, ces expatriés fiscaux ont investi à l’étranger au moins 1,5 milliards d’euros par an !

2/ qu’aujourd’hui, en raison de la reva-lorisation de l’immobilier le nombre d’assujettis à l’I.S.F. s’est accru de 67,5 % en 7 ans ; soit, en tout, presque 300.000 contribuables. La résidence principale prise en compte dans le barème de l’I.S.F. fait également beaucoup de dégâts puisque, malgré une réévaluation d’opportunité du gouvernement à l’occasion du vote du dernier budget, (732.000 €), elle compte pour beaucoup dans la valorisation du patrimoine immobilier du fait de l’inflation de la pierre.

3/ que le rendement de cet impôt est des plus faibles : environ 3 milliards d’euros Il a encore baissé de 9,1 %, et ce malgré l’arrivée de 87.000 nouveaux contribuables cette année !..Ceci prouve que beau-coup de nouveaux assujettis sont au bas du barème d’une part, et que, d’autre part, les tranches supérieures ont préféré se délocaliser.. Il y a là une perte de près de 10 milliards d’euros dues aux bases imposables délocalisées…

Par ailleurs, le Conseil des Impôts, - qu'on pourrait comparer à une cellule de désinformation telles qu'elles existaient au plus beau de l'ex-U.R.S.S., - procède par affirmations mensongères dans son «22ème. Rapport sur la concurrence fiscale et l'entreprise » : il dit, par exemple, que l'I.S.F. devrait être réduit de 20% cette année 2004 à la suite du vote de la Loi Dutreil de 2003 sur « l'initiative économique » ! Or, les débats au Sénat ont annoncé une réduction de 0,6 %...

Il affirme que les plus-values boursières devraient permettre aux citoyens concernés de payer plus facilement cet impôt. C'est oublier que, depuis l'an 2000, la Bourse a perdu 40%, d'une part, et que, d'autre part, justement ces plus-values vont faire entrer dans le club non fermé des contribuables à l'I.S.F. un plus grand nombre « d'adhérents »....

Enfin, comble du comble, ce Conseil affirme que les 350 exils fiscaux que provoque cet impôt n'ont « ..qu'un impact réduit sur l'emploi et l'activité.. » ! Les analyses et les conclusions de tous les experts économiques du monde ne seraient donc que des élucubrations d'attardés face à la science et à l'intelligence des quelques ronds-de-cuir du Ministère des Finances qui n'ont, eux, pas pris la peine de rencontrer un seul dirigeant de P.M.E., un seul créateur d'entreprise, un seul représentant des contribuables....

Il faut supprimer cet impôt imbécile et fruit d'une idéologie rétrograde qui freine l'investissement, qui fait perdre des emplois et qui coûte cher à recouvrer. Plusieurs pays qui l'avaient sous une forme ou sous une autre l'ont supprimé : Allemagne, Belgique. Mieux, certains ont même opté pour l'amnistie fiscale qui a fait rentrer les capitaux expatriés. Ce fut le cas en Italie en 2003.

Comme le dit un proverbe chinois : « Quand le riche maigrit, le pauvre meurt. »

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« Montpellier la surdouée » classée par le journal Le Point ! (Mars 2004)

Les montpelliérains de souche se souviennent sans doute, avec amertume aujourd’hui, du slogan « Montpellier la surdouée », qui avait fleuri quelques années après la prise du pouvoir de « l’immigrant tarnais », Georges Frêche. Il avait battu aux élections municipales François Delmas, à qui nous devons l’implantation des grandes entreprises qui sont encore le piliers de notre économie, IBM (et ses sous-traitants qui ont disparu depuis), SANOFI, le CIRAD, CARREFOUR, Le POLYGONE,…

A partir de là, à grands coups de matraque fiscale, Georges Frêche a dilapidé l’acquis, et il lui est sûrement impossible maintenant de se regarder dans le miroir, le matin, sans penser à tout ce qu’il a défait et détruit dans l’économie montpelliéraine.

Le classement que le journal Le Point nous a livré le 9 janvier 2004 est éclairant sur la situation dans laquelle nous nous trouvons. L’ACH sait bien ce que valent ces classements, mais cette fois le sérieux semble l’avoir emporté.

C’est vraiment avec nostalgie et de la révolte dans le cœur que nous avons pris connaissance de ce classement « Où vit-on le mieux en France ? ». Certes Montpellier conserve une assez honorable 11ème place parmi les cent villes de l’hexagone, mais elle est en perte de vitesse à ce classement général, même si elle reste jugée comme encore dynamique, avec un 11ème rang aussi.

Ce rang lui est accordé grâce au côté agréable de la ville sur le plan aménité de vie (2ème) et culture (5ème), mais là aussi le doute surgit et c’est ce qu’écrit Gérard Delfau, dont l’engagement à gauche n’est pas suspect : « Et pourtant, faute d’un diagnostic partagé (NDLR : comment pourrait-il l’être avec Georges Frêche ?) et d’un traitement global, l’emploi, les services publics de proximité, l’urbanisme et le cadre de vie se dégradent. ». Effectivement les traces sont nombreuses : le Thôt, l’incapacité de la municipalité actuelle à mettre en place un traitement raisonné et économe des ordures ménagères, l’Antigone du IIIème Reich, la place de la Comédie et ses miradors, Port Marianne, (« beau port de mer » comme l’on dirait de Brive-la-Gaillarde !)... l’on en passe et des pires.

La ville est 20ème pour la sécurité, 39ème pour le danger, 49ème pour les études (pourtant ce n’était pas son rang précédemment ; même là, dans le domaine qui lui est cher, Georges Frêche se surpasse !),

Si nous en venons à l’essentiel qui est l’économie, nous découvrons la triste réalité des « œuvres » de Georges Frêche :

Voilà dévoilée la triste réalité que nous imposent les « oukases et mœurs maoïstes » de Georges Frêche, sa drogue de la dépense publique et son matraquage fiscal. C’est vraiment un homme infréquentable et à éviter à tout prix pour la région.

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Inondations : un système qui engendre l'irresponsabilité.(janvier 2004)

Ah! Si on avait laissé faire le marché ! Imaginons qu'aucune règlementation, aucun contrôle ne vienne imposer quoi que ce soit aux acheteurs de terrains à bâtir, pas plus qu'aux compagnies d'assurances. Qu'on s'en tienne au bon vieux droit de propriété. Les acheteurs seraient libres d'acheter, les compagnies libres de fixer le niveau du risque et le montant de la prime en zone inondable.

Faisons confiance aux sociétés d'assurance pour évaluer les risques d'inondation. Leurs tarifs pour les zones inondables seraient tellement dissuasifs que rares seraient les maisons qu'on voudrait y construire. Les maires désireux d'accueillir de nouveaux résidents devraient au préalable sérieusement sécuriser les terrains à bâtir, laissant les compagnies d'assurance seules juges de la solidité des digues et des réseaux d'évacuation.

Mais hélas ! Ce n'est pas ce qui a été choisi en France, pays où les fonctionnaires se mêlent de tout. Le système qui a été mis en place superpose trois niveaux administratifs de décision et une kyrielle d'organisme de gestion et de surveillance.

Les trois niveaux sont les suivants : celui de l'Etat où on fait les lois et règlements, et où on planifie l'aménagement du territoire; celui du département, où les préfets et la DDE exercent un soi-disant contrôle de légalité. Et celui des communes, où les maires ont le pouvoir de délivrer les permis de construire depuis la décentralisation de 1982. Quant aux organismes de surveillance et de gestion, agences de bassin, syndicats intercommunaux d'entretien des digues et autres, il suffit de citer le mot de la ministre Bachelot, répondant le 12 décembre dernier à Nîmes aux élus du Gard qui lui réclamaient une nouvelle structure de coordination du bassin du Rhône : "On ne va pas rajouter un niveau aux quatorze structures qui existent déja !"

Irresponsabilité à tous les étages

Résultat de 20 ans de fonctionnement de ce système : catastrophique. C'est le mot qui s'impose. Comment l'expliquer? D'après nous, c'est le recours systématique à la solidarité nationale, au moyen des décrets de catastrophe naturelle, qui permet à tous les intervenants de se conduire en irresponsables.

Irresponsabilité de l'Etat qui fait faire à grand frais des études de risques mais qui n'en tient pas compte. Qui entretient des légions de fonctionnaires dans des organismes qu'il est incapable de coordonner. Et qui fixe d'autorité le tarif des franchises pour les polices d'assurance (loi Barnier) - à un niveau ridiculement bas, nullement dissuasif.

Irresponsabilité des préfets et de la DDE, impuissants à imposer aux maires le respect des lois sur le nettoyage des rivières et sur l'entretien des digues, ainsi qu'à faire détruire les constructions interdites.

Irresponsabilité des maires qui, après avoir accordé à tout va des permis de construire, rejettent la responsabilité des sinistres sur leurs prédécesseurs, sur leurs collègues des communes en amont, sur le climat - et qui n'en continuent pas moins de retarder l'application des PPR pour pouvoir encore signer d'autres permis.

Tout ce petit monde, quand la catastrophe arrive, s'empresse de figurer au premier rang des secours, la main sur le coeur, et de crier : solidarité ! de façon qu'on n'entende pas ceux qui pourraient crier : responsabilité!

Chaque élu y va de son chèque (c'est-à-dire, tiré sur le budget qu'il gère), et presse le gouvernement de prendre un décret de catastrophe naturelle qui permettra, en indemnisant les victimes, de les empêcher de trop faire de scandale, et de s'assurer de la complicité des compagnies d'assurance pour qui, après tout, l'important est de faire du chiffre sans y perdre. Une fois de plus, l'argent des contribuables permettra de passer l'éponge. Tous solidaires, aucun responsable.

Il faut surtout que, très vite, les inondations cessent de faire la une des journaux. Car, comme le disait récemment un élu de l'Hérault, il ne faudrait pas que l'image de la région en prenne un coup et cesse d'attirer de nouveaux venus. Car on a toujours autant besoin, pour les finances locales, de la "poussée démographique" !

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L’inconscience des maires dans la presse (janvier 2004)

Bien que la presse régionale se montre très discrète sur la question, l’inconscience de certains maires a tout de même été signalée par La Gazette de Montpellier. Dans une étude sur les zones inondables publiée le 20 novembre dernier, elle fait parler Vincent Montel, le responsable hydraulique de la DDE de l’Hérault. Celui-ci expose les difficultés que rencontre la préfecture pour faire accepter aux maires les PPRI (Plans de protection des risques d’inondation, tardivement mis en oeuvre après la loi Bachelot).

A la question Subissez-vous une pression des maires pour ne pas classer ces zones en <‘inondables” ? Il répond :“Bien sûr, car ils disent que ce n ‘est pas dangereux, qu'il y a beaucoup plus grave ... il y a des maires qui se dépêchent de délivrer des permis avant que leur PPRI soit signé”.

Par ailleurs, en épluchant tous les numéros de Midi Libre, on finit quand même par trouver, en date du 20 novembre 2003, un petit entrefilet signalant que le maire de Lunel tentait de retarder la mise en place d’un PPRI pour sa ville, pourtant victime de trois grosses inondations en 12 mois (et quatre depuis!). On peut lire Pour éviter que la préfecture ne mette un tiers de sa commune en zone rouge (dont une bonne partie du centre-ville), le maire négocie actuellement le découpage de la ville pour éviter le blocage de son développement urbain.”

Lui aussi a besoin de nouveaux contribuables pour boucler son budget!

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Grâce au Maire de Montpellier, Albert Speer, l’architecte du 3éme Reich, toujours vivant ! (janvier 2002)

Surfant sur le web, l’un des membres de l’ACH est tombé récemment sur un article du San Francisco Chronicle, un important quotidien de l’Ouest américain. Cet article nous a intéressé, parce qu’il dépeint les impressions d’un Californien sur le nouveau quartier d’Antigone, oeuvre du maire de la ville, Georges Frêche, et cela vaut la peine. Le texte original en anglais est en note (1)

“......Le matin suivant, je me baladai dans un quartier, né d’un des essais les plus osés au monde et, de l°avis de certains critiques, des plus malencontreux, dans le domaine du renouveau urbanistique. Sorti du chapeau de Georges Frêche, maire socialiste de longue date de Montpellier, Antigone est une ville dans la ville, un maillage de bureaux, de boutiques et de logements à loyers modérés, construite au début des années 80, de conception néoclassique grandiose. Ses arches et ses colonnes surdimensionnées, de la taille de sequoias géants, étaient censées évoquer la Rome Nouvelle, mais, à mon avis, elles avaient plutôt une touche totalitaire de style Albert Speer (littéralement : “albert speerique”). Des papiers et emballages-repas virevoltaient à travers les vastes places désertes, aussi, amorçant un 180 degrés, je m’empressai de regagner la chaude ambiance de la grouillante Place de la Comédie.

Pan sur le bec comme dirait le Canard Enchainé ! En effet, vous vous souvenez sans doute de la guerre ouverte par le Maire à propos de combinaisons politiques lors des élections régionales. Plus précisément, il avait accusé le futur Président de Région, Jacques Blanc, de s’être acoquiné avec le Front national : quelle horreur !

Et voilà, grâce au San Francisco Chronicle, nous connaissons maintenant la raison de cet acharnement qui avait même vu le Maire dénommer une rue longeant l’hôtel de Région “ Rue de Vichy “. En fait ce n’était que pour mieux cacher ses préférences à lui, Georges Frêche : il adore le style d’Albert Speer, l'architecte officiel du 3ème Reich (2)

Et s’il s’est adressé à Ricardo Bofill, c’est parce qu’il savait que l’architecte catalan faisait dans “l’architec-ture néo-classique”, style totalitaire, qu’il a reproduit, ailleurs, en France (Mantes-la-Jolie, Cergy Pontoise,) et surtout dans les pays de l’Est avant leur libéralisation (Moscou, Cuba, etc.).

Et revient en mémoire, aujourd’hui, un article, vieux d’une quinzaine d’années, du très prestigieux The Economist, qui parlait déjà du style “néo-mussolinien” d’Antigone. De très nombreux visiteurs extérieurs à Montpellier nous ont souvent fait le même commentaire. Et voilà comment l’on passe du maoïsme au traditionnel totalitaire, et réciproquement, aux frais du contribuable!

En tant que contribuable justement, l’on ne peut qu’être très choqué d’un tel emploi par le Maire des deniers publics, et du style qu’il ose imposer, pour longtemps, à ceux qui l’ont élu ou non pour tout autre chose ! Sans compter la réputation qu’acquiert ainsi notre ville de Montpellier ; elle ne méritait pas tant d’infamie : en même temps que des qualificatifs “d’enfer fiscal”, ou, pour d’autres, de “zone”, la voilà affublée désormais d’un autre qualificatif que l’on espérait ne plus jamais revoir.

(1)"The next morning I went for a walk around one of the world's boldest - and, in some critics' view, most misguided - efforts at urban renewal. The brainchild of Georges Frêche, Montpellier's long-time socialist mayor, Antigone is a city within a city, a mix of offices, shops and moderate-income housing constructed in the early 1980s on a grand, pseudo-classical scale. Oversized arches and columns the size of giant sequoias were meant to evoke a "New Rome", but to me it had a totalitarian, Albert Speerish feel about it. Food wrappers blew like tumbleweeds across the vast, empty plazas, and I turned around and hurried back to the warm, lively Place de la Comédie”.


(2) Voici ci dessous quelques illustrations montrant des plans et édifices, créés par A.Speer, tirés de ses mémoires: Inside TheThird Reich , Avon-Publishers of DiscusCamelot-Bard, Avon Books New York, 1970.

Vue générale du projet prévu au centre de Berlin
Entrée Goering Palace   Façade Goering palace
 
     
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