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| La QPC: un recours contre l'inégalité de la Fiscalité locale? (lettre n.40 - novembre 2010) |
La loi organique 2009-1523 du 10 décembre 2009 publiée après décision du Conseil constitutionnel du 3 décembre 2009, a mis en vigueur larticle 61-1 de la Constitution, qui régit désormais la question prioritaire de constitutionnalité « QPC » et a fixé les règles générales de procédure, déterminées par le décret 2010-148 du 16 février 2010 et par le règlement intérieur rédigé par le Conseil constitutionnel.
LACH espérait déposer un recours sur linégalité flagrante de la fiscalité locale et particulièrement de la taxe foncière dont les taux et les bases sont particulièrement injustes. Mais, ce nest pas si simple. En matière fiscale, le Conseil dEtat a transmis 11 QPC et à chaque fois, les dispositions arguées dinconstitutionnalité ont été déclarées conformes, le conseil Constitutionnel semblant, à lévidence, hésiter à remettre en cause la politique fiscale française, allant même jusquà poser comme principe constitutionnel la nécessité de lutter contre la fraude fiscale. Ce principe nouveau laisse augurer de grosses difficultés pour le citoyen qui va soulever linégalité de lapplication de textes fiscaux aux contribuables selon leur situation géographique ou face au principe constitutionnel de la libre administration des collectivités territoriales.
Il convient, alors, de rappeler que, dans sa décision du 7 janvier 1988 (87232), le Conseil Constitutionnel a déclaré que le principe dégalité ne soppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce quil déroge à légalité pour des raisons dintérêt général, pourvu que, dans lun et lautre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec lobjet de la loi qui létablit. Ainsi, à propos du principe dégalité des citoyens devant les charges publiques (déclaration de 1789), dans sa décision du 28 décembre 1990, il a dit que chaque imposition devait être considérée isolément.
Toutes les décisions rendues en
matière fiscale laissent à penser que la spécificité de cette
matière autorise, pour des raisons de pur pragmatisme politique,
des dérogations aux grands principes posés par la déclaration
des Droits de lHomme de 1789. Légalité des citoyens
devant les charges publiques serait-elle, alors, un leurre ?
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| La Question Prioritaire de Constitutionnalité dite « QPC »... le point de vue du Juriste |
La loi organique 2009-1523 du 10 décembre 2009 publiée après décision du Conseil constitutionnel du 3 décembre 2009, amis en vigueur larticle 61-1 de la Constitution, qui régit désormais la QPC et a fixé les règles générales de procédure, déterminées par le décret 2010-148 du 16 février 2010 et par le règlement intérieur rédigé par le Conseil constitutionnel.
Le nouvel article 61-1 de la Constitution dispose :
« Lorsque, à loccasion dune instance en cours devant une juridiction, il est soutenu quune disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil dEtat ou de la Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé. »
Lart 62 de la Constitution a été modifié par la création dun nouvel alinéa 2 tirant les conséquences de linconstitutionnalité dun texte au visa de lart 61-1 :
« Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de larticle 61-1 est abrogée à compter de la décision du Conseil constitutionnel ou dune date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles dêtre remis en cause. »
La
procédure prévue ne permet pas la saisine directe du Conseil
Constitutionnel mais établit un double filtre :
décision de transmission par le juge du fond à
Dans le cadre dune instance judiciaire pendante devant un tribunal, et seulement dans ce cas, il faut que le justiciable dépose, sous peine dirrecevabilité, un mémoire circonstancié, autonome, intitulé QPC, comportant trois éléments obligatoires : le texte de loi dont il conteste la constitutionnalité, la démonstration que la loi en cause na pas, déjà, été examinée par le Conseil Constitutionnel dans le cadre de son contrôle et le caractère sérieux du moyen.
Premier filtre : le juge a trois mois pour examiner le moyen et dire sil reçoit le mémoire ou pas ; sil le reçoit, il le transmet directement au Conseil dEtat ou à la Cour de Cassation. Si le moyen est rejeté, lappel sera recevable avec le jugement au fond avec un nouveau mémoire spécial QPC.
Deuxième filtre : lorsquils sont saisis par le juge du fond, la Cour de Cassation et le Conseil dEtat ont trois mois pour statuer et transmettent au Conseil Constitutionnel sils estiment que le moyen est sérieux.
Si le Conseil Constitutionnel admet la non constitutionnalité de la disposition attaquée, celle-ci est abrogée. Elle disparaît donc de lordre législatif.
Le Conseil Constitutionnel fixe, dans sa décision, la date de prise deffet de sa décision et les conséquences de celle-ci.
Cest donc une procédure radicale en cas de succès puisque le texte législatif est abrogé.
Après huit
mois dentrée en vigueur de
Ainsi, au 26 août 2010, 23 QPC avaient été transmises au Conseil Constitutionnel, 15 par le Conseil dEtat et 8 par la Courde Cassation et 22 décisions avaient été rendues par le Conseil Constitutionnel (22 décisions pour 23 transmissions, parce quune décision du Conseil Constitutionnel a joint une QPC transmise par le Conseil dEtat à une autre question portant sur les mêmes dispositions, mais transmise par la Cour de cassation).
Sur ces 22 décisions, 4 décisions se sont soldées par un non lieu, le Conseil Constitutionnel ayant dit avoir déjà statué sur les dispositions qui lui étaient déférées. ; sur les 18 décisions restantes, le Conseil Constitutionnel a, par onze fois, déclaré la loi conforme à la Constitution et sept fois non conforme, totalement ou partiellement dont notamment en matière de garde à vue (décision du 30 juillet 2010).
Si ce chiffre paraît faible, il nen demeure pas moins quen huit mois, sept textes ont été déclarés non conformes à la Constitution, entraînant leur abrogation, ce qui est très important.
La réforme entre, peu à peu, dans les murs ; le juge administratif semble plus réceptif que le juge judiciaire ; ainsi, au 26 août 2010, 507 QPC avaient été enregistrées devant les tribunaux administratifs et les cours administratives dappel ; 346 pour les tribunaux, 161 pour les cours. Sur ces 507 QPC, seulement 71 avaient été transmises au Conseil dEtat. Sur ces 71, seulement 15 ont été transmises au Conseil Constitutionnel. Cela démontre lefficacité du double filtre.
Pour la Cour de Cassation, les chiffres sont inférieurs (le rédacteur des présentes na pu obtenir les chiffres exacts des QPC soumises à examen devant les juridictions du fond) : 8 QPC avaient été transmises au 26 août 2010, soit moitié moins que par le Conseil dEtat.
En matière fiscale, le Conseil dEtat a transmis 11 QPC mais, à chaque fois, les dispositions argüées dinconstitutionnalité ont été déclarées conformes, le conseil Constitutionnel semblant, à lévidence, hésiter à remettre en cause la politique fiscale française, allant même jusquà poser comme principe constitutionnel la nécessité de lutter contre la fraude fiscale. Ce principe nouveau laisse augurer de grosses difficultés pour le citoyen qui va soulever linégalité de lapplication de textes fiscaux aux contribuables selon leur situation géographique ou face au principe constitutionnel de la libre administration des collectivités territoriales.
Il convient, alors, de rappeler que, dans sa décision du 7 janvier 1988 (87232), le Conseil Constitutionnel a déclaré que le principe dégalité ne soppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce quil déroge à légalité pour des raisons dintérêt général, pourvu que, dans lun et lautre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec lobjet de la loi qui létablit. Ainsi, à propos du principe dégalité des citoyens devant les charges publiques (déclaration de 1789), dans sa décision du 28 décembre 1990, il a dit que chaque imposition devait être considérée isolément.
Toutes les décisions rendues en matière fiscale laissent à penser que la spécificité de cette matière autorise, pour des raisons de pur pragmatisme politique, des dérogations aux grands principes posés par la déclaration des Droits de lHomme de 1789. Légalité des citoyens devant les charges publiques serait-elle, alors, un leurre ?
Maître André BRUNEL
| Une Réforme bien timide (lettre n.40 - novembre 2010) |
La Réforme des Collectivités Territoriales a définitivement été adoptée par le Parlement le 17 novembre 2010. Que dit cette Loi, et quelles en sont les conséquences pour les citoyens, et notamment ceux qui paient des impôts ? Voici, résumées, les principales mesures qui en découlent :
- Malgré lhostilité de l Association des Régions de France (A.R.F.) et de lAssemblée des Départements de France (A.D.F.), création des Conseillers Territoriaux pour siéger à la fois au Conseil Général et à la Région Cela devrait entraîner une diminution de moitié (3.000 au lieu de 6.000) du nombre délus relevant de ces deux collectivités, et partant, en principe, une économie déchelle notable par la suppression de pas mal dindemnités et davantages collatéraux .Il conviendrait, dans la foulée, de supprimer les assemblées départementales et rattacher leurs services aux Régions
- Création de métropoles dans les bassins de plus de 500.000 habitants, dotées, au minimum, de lensemble des compétences des Conseils Généraux et des communautés urbaines. Ces Communautés urbaines nouvelles ( 11 en principe) seront créées par Décret en Conseil dEtat, ce qui limite en fait leur création dinitiative locale, comme lindique clairement lexposé des motifs, « le gouvernement garde un pouvoir dappréciation sur la décision finale »
- Suppression de la clause générale de compétence des Départements et des Régions. Seules les communes la conserveront : cette disposition aura lavantage de limiter les « doublons », mais à condition que dans les domaines sociaux, sportifs et associatifs ou pour tout autre sujet dopportunité électorale, les subventions communales soient quantifiées et contrôlées.
- En matière de projet cofinancé par plusieurs collectivités, 50% minimum doivent lêtre par le maître douvrage, cest-à-dire que celle qui prend linitiative doit sengager à prendre en charge la moitié du financement : un frein, en quelque sorte, aux communes qui sengageraient dans des projets pharaoniques, en comptant sur la surface financière de la Communauté à laquelle elles appartiennent pour mener à bien leur projet !...
- Une répartition des sièges dans les intercommunalités en fonction de critères démographiques fixés par la loi Cette mesure devrait supprimer la sur-représentativité actuelle des petites communes.
- Lachèvement de la Carte intercommunale avant 2014 afin dintégrer à une communauté les dernière communes récalcitrante Oui, mais comment ? Par des incitations fiscales ?
Voici un aperçu des principales mesures contenues dans la Loi. Evidemment notre Président du Conseil Général de lHérault, tête de file des opposants à cette réforme trouve quelle « va à lencontre des principes de la démocratie locale.. », réflexion que lon peut interpréter comme le désir de garder chez les potentats locaux le pouvoir de tondre le contribuable comme bon lui semble. Il prétend, par ailleurs, que les Conseillers territoriaux « rendent floues les responsabilités des Régions et des Départements », oubliant encore que la suppression de la clause de compétence générale devrait, au contraire, clarifier et définir les rôles de chaque collectivité.
Terminons par une réflexion dun homme dEtat remarquable, doublé dun auteur à succès qui disait : « Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, larrogance de ladministration doit être combattue et contrôlée, et laide aux pays étrangers doit être diminuée. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de laide publique »
Cétait en 55 avant Jésus-Christ, et lauteur en question cétait CICERON qui sauva la République Romaine. Cela ne fait que 2.065 ans que çà dure !!!....
| La Décentralisation inachevée (lettre n.38 - jqnvier 2010) |
Philippe SEGUIN a laissé, en octobre 2009, un rapport édifiant sur lorganisation administrative de la France.
| Aux questions simples posées par le citoyen - qui fait quoi et combien cela coûte-t-il ? |
,
Il est mal aisé de répondre cinq ans
après la deuxième vague de décentralisation.
Si la Cour na pas à se prononcer sur
lorganisation des compétences, elle suggère que celle-ci
sordonne au moins selon des objectifs de lisibilité par
échelon territorial, de simplicité des découpages des
responsabilités au sein des compétences décentralisées et de
réduction des dépenses administratives de gestion locale.
--------- voir lintégralité du rapport sur le site internet de la Cour des
Comptes---
| Réflexions sur les structures administratives françaises lettre n.36 - mai 2009 |
Le constat : avec la commune, lintercommunalité, le département, le pays parfois, la région, la France est une exception par le jeu de la multiplicité des échelons administratifs. Notre pays a cultivé lempilement, comme à plaisir, cédant à linsatiable soif de pouvoir des élus locaux, ne regardant pas à la dépense dans une explosion de gabegie financière dont les conséquences sont subies par les seuls contribuables.
Le constat dressé, que faire ?
Supprimer le département ? Opter pour la fusion des régions afin quil nen reste que quatre ou cinq dune taille assez importante pour simposer en Europe ? Effacer les communes les plus petites ?
Soyons clairs : aucun élu local nacceptera de se saborder. La gloriole retirée du port de lécharpe tricolore est trop ancrée dans les us et coutumes pour quun élu, représentant à lui seul le peuple, accepte dy renoncer.
Il y a de fortes chances pour que la situation présente perdure parce quil faudrait un immense courage qui surmonte la certitude dêtre battu aux prochaines élections par des petits potentats revanchards, pour oser sattaquer à lune de ces imprenables forteresses.
Pourtant, la raison imposerait une réforme profonde et non une réformette présentée aux électeurs qui ne sont pas aussi stupides que les élus le croient, comme un « premier pas », le second étant reporté au XXII siècle.
Mais comment aborder le débat ?
Par la caricature ? Souvenons-nous : Frêche était pour la suppression du département lorsque son ennemi, Saumade, régnait ; il est devenu contre lorsque son ami, Vézinhet, a pris la place ; il redeviendra pour rapidement, compte tenu de linimitié quil voue désormais à Vézinhet. Il changera davis ainsi selon lair du temps. Voilà comment est mené le débat dans notre région, façon parfaitement transposable au reste de la FRANCE.
Les tenants du département affirment quil remplit une mission spécifique dans le cadre de la « solidarité départementale ».Il gère le RMI. Les centres communaux daction sociale pourraient faire tout aussi bien
| Voici trois propositions : |
En effet, pourquoi la région subventionnerait-elle le département ou la commune et vice-versa ? Chacun doit agir dans le cadre strict de ses compétences, définies par la loi. Or, par le biais de ces subventions, une collectivité séchappe de son champ de compétences. Cela permet des marchandages qui nont pas lieu dêtre puisque, encore une fois, cest le contribuable qui en subit les conséquences.
| La réforme des collectivités territoriales lettre n.36 - mai 2009 |
Le Comité BALADUR a, en fin de compte, accouché dune souris. Lespoir est mort de voir se réduire le mille feuille administratif qui plombe les finances publiques, qui complique à lenvie la prise de décisions et qui instaure la dilution des responsabilités à tous les niveaux de la chaîne. Aujourdhui, entre la conception dun projet économique dimportance et sa réalisation il sécoule entre cinq et dix ans, sans parler évidemment des surenchères du coût final. Lespoir est mort parce que là où il eut fallu faire preuve de courage et de hardiesse, on na pas voulu heurter de front les rentes de situation, les intérêts particuliers qui priment sur lintérêt général. On sest contenté de faire appel à la bonne volonté des parties prenantes... Autant demander aux élus de se faire hara- kiri. Au plan local, par exemple, il serait vain de compter sur notre Président du Conseil Général de lHérault qui, non content de dépenser notre argent dans une campagne de propagande qui a même dépassé les frontières départementales, a fait pression sur toutes les mairies du département et même sur les fonctionnaires territoriaux qui ont eu la surprise de voir en pièce jointe à leur fiche de salaire de février une pétition en faveur du maintien de la collectivité quil préside ! Le Comité BALADUR propose de conserver les départements mais de supprimer les cantons et de fusionner les Conseillers Généraux et les Conseillers Régionaux. Pourquoi donner une double casquette à des élus alors que par ailleurs il se prononce fermement contre le cumul des mandats, en souhaitant quon ne puisse être à la fois, président dintercommunalité, maire et parlementaire ?
Le seul point qui pourrait être positif dans cette affaire est la répartition et la délimitation des compétences entre les collectivités. Mais encore faudra-t-il que celles-ci soient strictement définies avec, à la clef, un système de sanctions, car les communes qui, elles, gardent une compétence générale, auront tendance, notamment les grandes, à saffranchir de toute contrainte. Pourquoi, par exemple, Montpellier, à linstar de notre Président de Région, ne déciderait-elle pas davoir aussi des ambassades aux quatre coins du monde ?
Le Président du Conseil Général avance, en particulier, pour justifier le maintien du département, largument de la proximité. Cest totalement artificiel car les compétences du Conseil Général, notamment en matière sociale, peuvent être assumées parfaitement par les CCAS (Comité communal daction sociale), avec un plus grand sens de la répartition. Aujourdhui lHérault caracole en tête pour la dépense sociale : 4ème place avec 466 par an et par habitant, derrière lAude (525 ) ; la Seine-Saint-Denis (519 ) et le Nord (490 ). Moyenne nationale : 370 (Source : Ministère de lIntérieur année 2006).
Avec 971 Parlementaires (Députés et Sénateurs), 65 millions de Français sont cinq fois plus (mieux ?) représentés que 300 millions dAméricains ! Ajoutons-y une centaine de départements avec 4.039 Conseillers Généraux, 26 Régions avec 1.829 Conseillers Régionaux et plus de 36.780 communes avec les conseillers qui vont avec, sans parler de toutes les autres structures administratives du genre « Pays », Syndicats et autres établissements publics de coopération intercommunale, et la question se pose : la France ne peut-elle faire léconomie dune simplification dans la gestion des collectivités territoriales ?
| LA SUPPRESSION DES DEPARTEMENTS FERAIT ECONOMISER 17 Milliards ! |
Selon Bercy, la suppression des départements, proposées par les rapports PEBEREAU et ATTALI, ferait économiser 17 milliards, mais lElysée a dit NON : il est impossible de se mettre à dos les conseillers généraux dont presquun tiers est sénateur !
| DE LA COMPETENCE GENERALE AUX COMPETENCES PARTICULIERES |
Actuellement, abritées derrière la nébuleuse du transfert de compétences, les collectivités territoriales font tout et nimporte quoi. A part les compétences des communes : crèches, écoles primaires, maisons de retraites ; des compétences du département : collèges, routes, APA, RMI et des compétences de la région : lycées, ports, aéroports, rail régional, développement économique, nos décideurs locaux interviennent, sans limite, dans les secteurs bien médiatisés quils instrumentalisent : tourisme, logement social, sport, culture, économie, social, formation, coopération internationale. La rapport Balladur donne quelques pistes : par exemple supprimer la compétence tourisme du Département, mais cest bien timide ; réserver la compétence générale aux communes, mais les autres entités la réclament aussi. Bref il est évident que sans volonté politique au plus haut niveau, rien ne changera !
| FINANCEMENTS CROISES |
Les financements croisés sont pervers. En effet, sous prétexte de saisir une opportunité de subvention du département, de la région, de lEtat, de lEurope , les collectivités locales se lancent dans des dépenses dune utilité souvent contestable. Selon les cas, les collectivités qui investissement peuvent obtenir jusquà 30 % de subventions et même davantage. Cest une occasion quun décideur local ne peut pas bouder. Un autre facteur de dépenses : le co-financement, c'est-à-dire lassociation de plusieurs collectivités pour financer un équipement quelles ne pourraient se payer seules, le rapport Balladur préconise de limiter à deux le nombre des co-financeurs : le maître douvrage et la collectivité supérieure.
| QUOI DE NEUF POUR LA FISCALITE LOCALE |
Pour la fiscalité locale, le rapport Balladur préconise la suppression de la taxe professionnelle et laffectation dune taxe par collectivité, mais cela inquiète les élus qui veulent assurer la pérennité de leurs revenus. Et pour linstant, il semblerait que le Gouvernement oriente les collectivités vers une révision des bases. Les contribuables peuvent trembler . Les révisions peuvent être totalement arbitraires !
| UN NOUVEAU STATUT : la METROPOLE |
Une particularité pour une réforme qui devait permettre une simplification du système : le statut de métropole : cest un échelon supplémentaire ! Les politiques ny trouveront rien à redire . Les grandes agglomérations pourront se transformer en « métropoles » et prendre quelques compétences aux départements Une véritable usine à gaz qui cachera, une fois de plus, des gaspillages : voitures, bureaux à se partager !
| La Cassure Paris<--->Province lettre n.34 - aout 2008 |
2002-2007: 5 ans d'autonomie fiscale et de transferts de compétences anarchiques pour quel constat ? Plus d'impôts, plus de gaspillages, plus de gens inféodés pour leur emploi, leur logement ...
Cacher les problèmes : la Région et le département le font depuis des années, avec des campagnes d'affichage sur leur réussite. Mais quelle est la vérité? Les écarts de retard avec la France sont toujours identiques, il y a toujours les mêmes plaies du travail au noir, de la faiblesse des bases taxables des entreprises (indicateur écomique), de la difficulté à devenir propriétaire de son logement ou de le rester au vu du poids de l'impôt....
Les lois Raffarin sont calamiteuses car elles ont accentué un mal récurrent français qui libère les ambitions de petits monarques, qui, plus ils sont éloignés du pouvoir central, plus ils se sentent indépendants et capables de rocambolesques et coûteuses décisions et cela sans fin jusqu'à épuisement des administrés.
Nous lançons un appel** au secours aux dirigeants de la France qui ne savent pas ce qui se passe hors de leur périmètre central afin qu'ils appliquent l'égalité de traitement fiscal et corrigent les dérives observées. (les révolutionnaires de 1792 avaient eux réagi vite aux dérives locales girondines en contrôlant "férocement" les pouvoirs locaux . il est vrai qu'ils étaient sensibilisés aux inégalités)
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L'appel est étayé par
le graphique et les faits suivants: Les fortes inégalités fiscales déjà existantes en 2002, au lieu d'avoir été réduites par les optimisations promises par MM Raffarin/ Devedjan ont littéralement explosé (transfert de compétences !).... Impossible d'imaginer qu'un simple changement d'organisation structurelle puisse entraîner une augmentation de 1,2 millions des effectifs, c'est à dire des fonctionnaires (essentiellement territoriaux- voir déclaration du Ministre des Finances du 11-02-2007). Comment un gouvernement a-t-il pu oser la mise en oeuvre d'un tel projet ? Inconscience ? Incompétence ? Résultat: une facture de l'ordre de 50 milliards d' tous les ans (équivalent au déficit annuel du pays !) L'autonomie fiscale des élus locaux a accentué la discrimination territoriale. L'Ile de France, plus fort PIB/habitant, n'a subi que de façon symbolique la réforme Raffarin la Taxe foncière/bâti de Neuilly passe de 10 à 11% (+1 points) En fait ce sont les régions les plus pauvres qui assument la facture : pour Montpellier les 11% représentent l'augmentation de la taxe qui passe de 51,5% à 62,9%! |
| A noter que ces hausses ne sont ressenties que par une minorité au vu de la faiblesse des revenus et du système de dégrèvements. En global LANGUEDOC-ROUSSILLON, (comme à Montpellier) les impôts locaux T.Habitation + TFB (246 M) dépassent l'Impôt/Revenu (165 M). Un système de gouvernement parallèle s'est mis en place, financé par une totale autonomie financière locale qui fait voler en éclat le pouvoir d'achat des administrés. Ah, ça ira ça ira . | |
| Des maisons, des visions, dérision (les réalités de la décentralisation au quotidien) (juin 2007) |
Nous connaissions, depuis 1986, la « Maison de Montpellier » à Heidelberg. Les échanges culturels avec Heidelberg fonctionnent plutôt bien. Les « maisons » de Heidelberg et de Montpellier sappuient sur des communautés, allemande à Montpellier, française à Heidelberg très actives. Les deux villes ont de nombreux points communs. Sous réserve dinventaire, lexistence de ces « maisons » est bénéfique pour tous et peut se justifier.
Mais cette « Maison de Montpellier » commençait sans doute à faire un peu « provincial » et nétait pas suffisamment prestigieuse pour « la surdouée ». Il était urgent de voir plus loin et plus grand.
En mai 2006 a été inaugurée en grande pompe montpelliéraine (sur place lévénement est passé pratiquement inaperçu) la « Maison de Montpellier » à Chengdu, capitale de la province chinoise du Sechuan, jumelée à Montpellier depuis 1981 ; pourquoi Chengdu ? Pour vendre du vin de lHérault en Chine ? Pour faciliter la visite de la célèbre réserve de pandas ? Pour faire bénéficier la municipalité de Chengdu de nos compétences en matière dorganisation des transports urbains et des services hospitaliers ? Les motivations du maire de Montpellier restent impénétrables ; quant à lintérêt des édiles de Chengdu (3 millions dhabitants intra muros ;10 millions dhabitants avec sa banlieue ) pour Montpellier, après 26 ans de jumelage, il reste « poli » ; pour eux « Montepllier » se situe à 756 km au nord de Paris et accueille depuis 1956 une « centrale nucléaire bien connue »
En Chine les habitants de Chengdu ont la réputation dêtre vantards et paresseux. Serait-ce lexplication du rapprochement des deux villes ?
Il est tentant de conclure que cette « maison », qui sajoute au consulat de France , est une dépense qui ne correspond à aucun besoin véritable si ce nest celui de « surfer sur la vague » et de se donner une image de ville ouverte et dynamique ; on peut faire le rapprochement avec la Biennale Internationale dart contemporain chinois. Dans les deux cas on a créé, à grands frais, des images derrière lesquelles il ny a rien, ou presque.
La Région ne pouvait être en reste : en décembre 2006 on inaugure la Maison du Languedoc Roussillon à Bruxelles, première antenne ouverte à l'étranger. Mais ne comptez pas sur notre président de Région pour « jouer petit bras » ; il en profite pour nous faire partager sa vision : treize autres métropoles internationales accueilleront, elles aussi, dans les prochains mois leur « maison » : Barcelone, Berlin, Londres, Milan, Madrid, Moscou, New Delhi, Hanoi, Shanghai, Tokyo, Buenos Aires, New York et Sao Paulo. Dans le même temps il annonce, en tant que président du comité aéroportuaire, quil entend ouvrir dix nouvelles lignes aériennes dans lannée. Faut il y voir une autre vision ? Celle délus cacochymes désireux de pouvoir continuer à honorer ces « maisons » de leurs visites assidues dans des conditions de confort améliorées et dignes deux ?
A noter que le président du département, qui pourtant adore les voyages, a eu la sagesse de fermer la « Maison de lHérault » de Paris « qui ne servait à rien ». Il est vrai que Paris est devenue une destination populaire et, pour tout dire, ringarde
| Le Frêchisme pour les nuls (les réalités de la décentralisation au quotidien) (juin 2007) |
Lavez-vous remarqué ? Les soubresauts que connaît le parti socialiste à Paris semblent assez peu affecter les socialistes de lHérault. En fait le socialisme dici est une façade. Montpellier la rosâtre est frêchiste. Le frêchisme est un régime bien rodé qui repose sur trois piliers : la communication, lévergétisme et le clientélisme.
Passons sur la communication-propagande , nous y reviendrons dans un prochain numéro.
Lévergétisme était pratiqué dans lAntiquité ; lévergète était un riche personnage souvent politique- qui consacrait une partie de sa fortune au « bien du peuple » ; cétait parfois pour la construction dun bâtiment public ; cétait le plus souvent pour lorganisation de fêtes, de banquets et festivités diverses. Plus ou moins discrètement il instillait ainsi au bon peuple un sentiment de reconnaissance à son égard. Dans lHérault ce procédé est très largement utilisé. La surabondance de bâtiments publics de prestige (nouvelle mairie, nouveau bâtiment des archives départementales, nouveau stade de rugby ) , la débauche de fêtes et de banquets fastueux , la pléthore de manifestations pseudo-sportives en témoignent. Le frêchisme a cependant amélioré grandement le système : ce ne sont plus les notables qui financent ces dépenses dauto-promotion mais une minorité de citoyens réputés riches et corvéables à merci puisque capables de vivre sans assistance.
Le clientélisme est une technique complémentaire ; elle consiste à protéger un individu en lui assurant une aide matérielle (salaire, logement par exemple) en échange dun soutien sans faille lors des élections, des procès éventuels Le frêchisme a exploité largement cette pratique. Il la même banalisée. Lors de la récente affaire des « sous-hommes » lattention de la population sest focalisée sur le caractère supposé raciste des propos du Président Frêche alors que seuls la grossièreté de son langage et son clientélisme clairement assumé auraient du, dans un monde plus civilisé, être réprouvés.
Juvénal, poète et satiriste romain, avait bien décrit ces procédés utilisés par les puissants pour pérenniser leur domination : « panem et circenses » ; du pain et des jeux. Les Frêchistes peuvent lui dire merci ! Dailleurs Montpellier est lune des rares villes de France qui lui ait dédié une rue et même un pont
| DROIT OPPOSABLE AU LOGEMENT (les réalités de la décentralisation au quotidien) (juin 2007) |
La fin de la mandature législative sachève avec un feu dartifice à la Jean Louis Borloo qui décrète le droit au logement opposable accompagné dautres dispositions pour aider les plus défavorisés.
Certes, sil faut aider les plus faibles de notre société à vivre dans la dignité, il devient scandaleux dentretenir à ne rien faire une partie croissante de notre société qui profite sans scrupule des avantages proposés par lEtat. LEtat providence, cest nous et surtout ceux qui font avancer la machine France, ceux qui se lèvent tôt le matin, ceux qui offrent leur énergie, leurs idées, tout leur être à la collectivité en contrepartie de rémunérations quils nont pas volées.
Chaque fois que lon donne de nouveaux droits à une catégorie de la population, on retire une part de liberté à ceux qui financent. Le droit opposable au logement, ils sont de plus en plus nombreux à pouvoir en bénéficier avec les avantages qui vont avec : pas de loyer ou très peu, prise en charge des frais annexes et réinsertion par des organismes publics. Avec cette nouvelle loi, il suffit davoir une adresse dans une commune pour pouvoir exiger un logement notamment si le demandeur a un ou plusieurs enfants mineurs ou handicapés. Pour ne pas léser les sans domicile fixe, il est prévu que les CCAS (comité communaux daction sociale) pourront les domicilier sils entrent dans les bons critères. Le danger, cest quavec la nouvelle étape décentralisatrice, les collectivités territoriales portent la responsabilité de la solidarité nationale et la financent de plus en plus avec nos impôts locaux. On comprend tout de suite ce que cela veut dire pour les territoires où la population est pauvre comme Montpellier et les autres villes de la région : davantage de besoins et davantage dimpôts locaux !
On ne peut pas continuer à taxer les habitations de ceux qui font leffort de se loger avec la prise de risque que cela entraîne (perte demploi, divorce, retournement du marché immobilier). Or le droit au logement opposable na pas été évalué les collectivités territoriales naviguent à vue. Dans lHérault plus de 70 % de la population entre dans les critères dattribution de logement aidés et certainement davantage à Montpellier. Que va-t-il se passer ? La ville va-t-elle se couvrir de logements sociaux alors quelle atteint déjà les 20 % exigés par la loi SRU (solidarité renouvellement urbain) ? Qui va financer ? Va-t-on pouvoir ainsi maintenir un équilibre social ? Comment motiver nos jeunes lorsque tout est offert sans effort ?
Face à la loi droit au logement opposable, une ouverture de crédit de 837 M pour la période 2007 à 2009 est bien prévue dont 249 M pour 2007. Il va falloir trouver les fonds ! Dautant que certaines associations trouvent déjà que les nouvelles dispositions sont insuffisantes. Toujours plus daide sans aucune contrepartie !
Un peu de sagesse serait bienvenue pour les Députés et pour tous ceux qui prétendent gérer les affaires publiques : pas de décisions sans évaluation des charges correspondantes. Cest un principe intangible des entreprises privées qui doit être appliqué dans le secteur public !
| Décentralisation : les sénateurs confessent leurs fautes!(septembre 2006) |
La décentralisation version Raffarin n'avait pas deux ans que les Sénateurs avaient déjà relevé les failles du système de financement de la réforme constitutionnelle faisant de la France un état à la gestion décentralisée et donnant aux collectivités territoriales la libre administration et l'autonomie financière et fiscale.
Le rapport est
consultable sur
http://www.senat.fr/rap/r03-071/r03-07145.html#toc335
L'auteur, le Sénateur Yves FREVILLE souligne que les
dégrèvements législatifs, même s'ils sont d'abord des aides
individuelles apportées à certains contribuables, constituent
également des « subventions implicites» aux
collectivités territoriales et n'apparaissent pas dans les
budgets locaux, leur montant exact n'est même pas connu des
élus. Au moment où le principe de péréquation vient d'être
inscrit dans la Constitution, on peut utilement se demander si
ces subventions ont un caractère péréquateur
et si, en favorisant les collectivités qui recourent le plus à
l'impôt (le cas de Montpellier et des autres collectivités
locales... grandes communes, département, région), elles ne
vont pas à l'encontre du principe de neutralité face aux choix
fiscaux locaux qui fonde le choix du potentiel fiscal comme
critère de péréquation. A Montpellier, les dégrèvements
législatifs atteignent en montant 40 % de la taxe d'habitation
et
35,8 % des ménages sont assujettis aux taux
pleins votés.
Nos chers parlementaires ont bien pris la mesure des incohérences de notre système fiscal local, mais leurs propositions sont très aléatoires et aucune n'a été mise en place depuis cette étude il y a trois ans ! Trop risqué pour les politiques ! LA SOLUTION doit être radicale et toucher toutes les taxes locales, pourquoi ne pas s'attaquer à leurs plafonds pour brider nos seigneurs locaux? L'ACH fera des propositions aux candidats aux Présidentielles et aux législatives.
| Pouvoir d'achat en berne: le double choc(septembre 2006) |
Tous s'acharnent à l'expliquer (l'Euro, la mondialisation, les aléas climatiques et surtout la flambée des carburants....) nous pointons du doigt un oubli volontaire de taille qui est la hausse continue des impôts locaux, ici plus qu'ailleurs. Nous sommes les habitants les plus taxés de France et sans doute d'Europe!
Considérons le quinquennat actuel et prenons un contribuable montpelliérain de la classe moyenne occupant un logement familial T5, son bilan sur la période 2002 à 2006 sera
une baisse de 90
(4%) de l'Impôt sur le revenu
mais une
augmentation de 370 des Taxes d'Habitation + Foncières (+12%)
, voir +570 avec les revalorisations des bases (tout ceci
est le résultat des augmentations sur la période de +78% de la
taxe foncière régionale des +163% de la TEOM, des 8% sur TH et
TF du Département)....Imaginez le pouvoir d'achat impacté d'une
hausse double de ce qu'elle a été sur les carburants pour une
famille qui doit parcourir 17000 Kms par an, tel est le choc
fiscal à Montpellier et dans des proportions comparables
ailleurs en LR.
Cette baisse du pouvoir d'achat pour quoi faire? Pour remplir les nouvelles strates administratives (200000 fonctionnaires territoriaux. en France)... les pots cassés de l'intercommunalité, réforme maintenant reniée même par le Sénat... le renforcement des Départements et des Régions... le clientélisme et l'achat du vote avoué par certains politiques... le transfert des compétences si bénéfique car au lieu d'emprunter au niveau de l'Etat on augmente les impôts Locaux que l'on oublie à l'heure des comptes... pas de limites, pas de problème car les sénateurs avouent avoir laissé s'instaurer un système démoniaque de dégrèvements qui anesthésie les contribuables.
Tel est le bilan de la Décentralisation qui devait selon les affirmations du premier ministre Raffarin faire baisser les impôts Locaux,!!
| Décentralisation : le déluge.... (juin 2006) |
Dans son rapport vérité le Sénat (n°193 de février 2006 - voir la lettre de l'ACH n° 27) mettait l'accent sur le manque de rationalisation de l'organisation territoriale française, et sur l'augmentation des dépenses dues au doublonnement des services et à une gestion peu rigoureuse. D'où la recommandation de Michel Pébereau de réduire leur nombre à deux (la région et l'intercommunalité).
Outre:
- l'augmentation sur le territoire national de près de 200 000
du nombre de fonctionnaires territoriaux inutiles en 8 ans
- à Montpellier sur 2 ans les +20% de plus sur la taxe Foncière bâti (global toutes collectivités - c'est le résultat des +177% d'augmentation TEOM à Montpellier pour l'Agglo (encore bien plus pour certaines communes du périmètre agglo) puis les +80% de la taxe régionale)
Nous dénonçons les surtaxes tous azimuts: +19% sur la carte grise..... et sur la facture d'eau les +371% pour la "redevance agglo" depuis 2001..... où sont les économies d'échelle promises?
| EVOLUTION DU PRIX DU M3 D'EAU A MONTPELLIER (Hors abonnement) | ||||
| Prestataire | OBJET | Fin 2001 | Fin 2005 | Variation |
| Générale des Eaux | Consommation en /m3 | 0,892 | 0,9462 | +6,1% |
| Eaux usées /m3 | 0,5251 | 0,6493 | +23,7% | |
| Commune+ AGGLO | Eaux usées /m3 | 0,1164 | 0,5484 | +371% |
| Agence de l'eau... | Autres /m3 | 0,3994 | 0,4092 | +2,5% |
| Total H.T /m3 | 1,9329 | 2,5531 | +32,1% (dont 22,3% Agglo) |
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| Décentralisation : nous avions raison ! (mars 2006) |
Un récent rapport vérité du Sénat (n°193 de février 2006) fait le point sur les graves dérives des intercommunalités.
Il met l'accent sur le manque de rationalisation de l'organisation territoriale française, et sur l'augmentation des dépenses dues au doublonnement des services et à une gestion peu rigoureuse.
Il estime que l'intercommunalité coûte cher : il est à craindre...qu'au travers de leurs feuilles d'impôts....... les citoyens ne prennent conscience des réalités..... ce qui pourrait tout simplement les conduire à rejeter l'idée même d'intercommunalité.
Le développement de lintercommunalité révèle un échelon de trop. L'intercommu-nalité a créé un niveau d'administration locale là où on pensait d'abord qu'une simple coordination de l'existant pouvait suffire.
Du point de vue de la dépense publique : les économies déchelle sont difficiles à distinguer entre.... alourdissement des coûts et amélioration du service, «doublonnement» des postes dans la mesure où les communes ont conservé leur capacité d'intervention et donc leur personnel. A deux reprises (loi sur la démocratie de proximité et loi sur les libertés et responsabilités locales), le législateur a cherché à contraindre les communes à transférer leur personnel, sans succès patent jusqu'à présent. Il est également vrai que l'interdiction pour l'EPCI de « sous-traiter » ses services aux communes a entraîné non des transferts mais des doublons dans la mesure où l'EPCI ne pouvant utiliser pour certaines tâches le personnel communal a recruté son propre personnel ...
A ce coût s'ajoute celui de la mise en place administrative de l'EPCI..... La création d'un EPCI s'accompagne de coûts fixes importants liés aux indemnités fonctionnelles des délégués, à l'installation d'une administration intercommunale, à l'acquisition ou à la location de locaux, à l'organisation de services fonctionnels indispensables et souvent à une politique de communication. Ces coûts fixes à eux seuls semblent aujourd'hui capables de gommer les éventuelles économies d'échelle. ...Aux yeux des experts, il ne fait guère de doute que l'intercommunalité représente une charge nette supportée par le contribuable et que cet état de fait durera tant que l'intercommunalité sera dans un état transitoire (sic).
Une rationalisation des dépenses de l'intercommunalité, si elle ne devait pas se produire rapidement, serait toutefois amenée par le fait que l'Etat lui-même s'interroge aujourd'hui sur la possibilité de poursuivre au même niveau de progression le financement des collectivités territoriales.
Michel Pébereau s'exprime ainsi : En ce qui concerne les collectivités territoria-les, il y a un relatif consensus sur la nécessité de réduire leur nombre. L'architecture-cible à terme serait sans doute de ne conserver que deux niveaux : la région et une intercommunalité.
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Le rapport 193 fait le point sur les graves dérives des intercommunalités, dérives que l'ACH dénonce depuis des années. il laisse entendre que l'Etat central devrait y remédier.
Mais hélas pour nous citoyens des régions il n'apparait aucune volonté forte et courageuse pour obliger à des restructurations radicales et pourtant là est la vraie réforme de l'Etat, comme lACH lindique depuis des années. Ce nest pas seulement lintercommunalité, cest lensemble de la décentralisation qui est à revoir. Mais les féodalités qu'elle a engendrées sont maintenat bien ancrées dans leurs fiefs, et ilfaudra un sacré coup de Karcher pour les déloger
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L'intercommunalité et le démarrage de la réforme de la décentralisation Raffarin ont couté plus de 10 milliards d'Euros en rythme annuel pour une augmentation de près de 200 000 du nombre de fonctionnaires territoriaux en 8 ans (voir tableau ci-dessous).... un montant qui pourrait atteindre le double si l'on intègre le coût des m2 d'accueil et les dépenses inhérentes à leur activité.... un bilan incomplet car après 2003 les régions ont encore embauché à tour de bras....
Le gâchis, supporté par les contribuables pour cette nouvelle strate qu'est l'intercommunalité, est au dire du Sénat dû à un état transitoire. Mais qui peut croire que les fonctionnaires embauchés et les m2 seront transitoires?
Ces 200 000 fonctionnaires supplémentaires, souvent cooptés, payés au travers des impôts locaux donc d'une ponction alourdie sur le pouvoir d'achat des ménages, ne manquent pas d'impacter sévèrement la véritable création d'emploi des entreprises..... cela aurait été un moindre mal, si ces 200 000 emplois avaient été destinés aux jeunes qui entrent dans la vie active! Encore un loupé pour ce problème crucial. Pire, on peut considérer que ces 200 000 nouveaux fonctionnaires pourraient avoir compromis jusqu'à 400 000 embauches dans les entreprises....... Au lieu de s'attaquer aux vrais problèmes, on invente le CPE, triste temps pour les jeunes !
A Montpellier plus qu'ailleurs l'intercommunalité n'a rien de "transitoire", tout a été bétonné : le palais de l'Agglo, le train de vie de la multitude de directeurs, les maisons de l'Agglo dans les communes, les médiathèques, le tout verrouillé par la propagande. Tout ceci grâce aux 757 fonctionnaires Agglo en plus, de 2001 à 2005.
Avec toutes ces dérives, dans l'Hérault nous détenons le record du nombre de fonctionnaires territoriaux, plus de 30 pour 1000 habitants. Et, bien entendu, également celui de la taxation locale.
| CHIFFRES
CLES DES AUGMENTATIONS DE PERSONNEL DES COLLECTIVITES
TERRITORIALES (tableau réalisé à partir des données du rapport du Sénat) |
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| J'accuse........ (octobre
2005) (Un contribuable en colère nous a fait parvenir la lettre suivante) |
J'accuse l'UMP
et le gouvernement Raffarin, dans la phase 2 de la
décentralisation d'avoir annoncé ou laissé
entrevoir une baisse des impôts locaux. Or depuis 2 ans
nous assistons à un matraquage en règle sur la taxe foncière
(+ 24 % à Montpellier).
J'accuse l'UMP d'avoir
par la liberté des taux introduite dans la réforme, libéré
les énergies maléfiques des élus locaux, et de leur avoir
octroyé un vrai permis de ruiner les administrés.
J'accuse l'UMP
et le gouvernement actuel de gesticuler face aux prix des
carburants et de ne pas utiliser leur pouvoir légitime contre
des mollahs de proximité qui font grimper les impôts locaux
aussi vite que le baril de pétrole (80% d'augmentation
Taxe Foncière et Taxe professionnelle régionale en Languedoc-R!)
..."
J'accuse le
gouvernement et les élus de s'attaquer au droit de
propriété de l'habitation principale (Taxe Foncière=
62,1% et 31,1% de Taxe d'Habitation ... bientôt 100% de la
valeur locative des logements!!!).... Pourquoi ne pas aller
"jusqu'au bout" en confisquant les titres de
propriété? Ces impôts nous transforment en locataires de nos
propres maisons.
J'accuse le
gouvernement de provoquer une crise du logement. Un bien surtaxé
devient un bien rare et inaccessible
J'accuse le
gouvernement de décourager l'initiative et de déstabiliser
les familles : lorsque l'acquisition (voir même la
location) d'une habitation principale devient impossible aux
jeunes actifs, ils quittent la région.
J'accuse le
gouvernement de laisser fracasser le pouvoir d'achat des régions
défavorisées. En 2005 les deux taxes (d'habitation et foncière)
confisqueront
un mois et demi du revenu des ménages à Montpellier ! A
comparer avec 0,47 mois à Paris.
J'accuse le
gouvernement de ne pas appliquer le traité de Rome
fondateur de la CEE et signé en mars 1957. Dans le préambule,
les signataires du traité se déclarent (entre autres) : "...
soucieux de renforcer l'unité de leurs économies et d'en
assurer le développement harmonieux en réduisant
l'écart entre les différentes régions et le retard
des moins favorisées." A quoi bon avoir gesticulé autour
de la Constitution européenne qui reprenait ces directives?
alors que pendant ce temps nos régions se tenaient à l'écart
du mouvement de convergence constaté chez nos partenaires? Nos
gouvernants oseraient-ils affirmer que le matraquage
fiscal des régions les plus défavorisées fait partie des
mesures assurant leur rattrapage?
J'accuse les
gouvernements de n'avoir fait que casser le mouvement de
déconcentration de la France initié par les gouvernements du
Général de Gaulle en instaurant des empilages de bastions
politiques dans les régions.
J'accuse le
gouvernement de distribuer, sans demander les moindre comptes,
divers dégrèvements qui fonctionnent
comme des primes pour inciter nos élus à augmenter encore plus
la pression fiscale de ceux qui la subiraient encore (la machine
à fabriquer des pauvres passe par là). Dans les régions
pauvres,les élus ont intérêt à ruiner les
classes moyennes: chez nous plus qu'ailleurs clientélisme
égale propagande, gaspillages et grosses dépenses
«électoralement payantes ».
J'accuse le
gouvernement de provoquer des délocalisations en particulier en
LR : la région voit ses entreprises partir en Catalogne
espagnole. Son taux de Taxe Professionnelle est record de France,
alors que les "bases" de la taxe (l'investisement des
entreprises) se délitent.
J'accuse le
gouvernement de pousser ainsi au chômage dans les régions
les plus défavorisées (LR record de France du chômage)
J'accuse à
Montpellier les élus d'opposition, UMP/UDF de proximité. Ceux-ci ont violemment attaqué
notre association de contribuables dans sa mission de lutte
contre l'abus fiscal local (Martine Petitout radiée des
commissions des Finances et d'Appels d'offre de la Ville de
Montpellier).
J'accuse JL Borloo de nous avoir
déclaré avant les élections 2002 que le problème de la
fiscalité locale était le "cancer de la République". Qu'a-t-il fait
pour le réduire?
J'accuse M Devedjan de nous avoir
déclaré avec mépris lors de sa venue à Montpellier que le
régulateur du système décentralisé à la française était...
la sanction
des élus par les électeurs. Oserait-il encore y croire?
| Et les chiffres aussi accusent...... (octobre 2005) |
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| Historique
des Taxes Foncières (bâti) depuis 1981 à Montpellier - 3 phases
: - période 1981 - 1999 - Décentralisation Deferre : Explosion de la pressionfiscale avec la justification totalement attrape-nigaud donnée par Frêche "d'indexation des taux sur l'inflation". Or les bases des taxes suivent déjà l'inflation. On a donc : taux x bases = inflation au carré ! Les taux augmentent de 86% dans la période (toutes collectivités) - période 1999 - 2003- Intervention de l'ACH (créée en 1999): dénonciation du système - on note une légère décrue avec une baisse globale des taux de 8,6%; - période 2003 - 2006- hausse de 20% des taux (en-dehors des bases!). Les lois Raffarin ont fait sauter tous les verrous (une totale liberté fiscale pour les élus) - mesures applaudies par l'opposition municipale UMP/UDF qui cherche à paralyser l'ACH. |
Pour mieux comprendre le
scandale il suffit de rapprocher le produit de l'impôt local Taxe d'Habit.+Taxe Fonc. du revenu net moyen par habitant. Exemple
à Montpellier : l'impôt local, dont le produit
total dépasse celui de l'impôt sur le revenu,
ponctionne tous les ans 1,48 mois du revenu
net pour seulement 0,47 mois à Paris. La partie
linéaire du graphique donne les revenus en milliers d'Euros
annuels par habitant (de 7,32 à 16,69). Mêmes
conclusions lorsque la pression fiscale est mesurée par
rapport aux PIB's régionaux. |
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| Conclusion : avec un niveau de prélèvement double de la moyenne française , à Montpellier le pouvoir d'achat est littéralement fracassé par les "élus de proximité", une preuve de plus que les régions les plus défavorisées (PIB/hab et taux de chomage) sont les plus taxées...... Un regard porté sur les autres villes et les périmètres Région et Départements montre que: | |||
| A partir du classement réalisé par le magazine Le Particulier (09-2005), dans la catégorie plus de 100000 habitants les 3 villes du LR figurent au hit parade des 5 villes les plus taxées de France! | 3 Départements du LR figurent au hit parade des 4 Départements les plus taxées de France (cumul toutes collectivités) | ||
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| La crise du matraquage du pouvoir d'achat est générale dans les grandes villes du LR | Cumul Impôts Locaux et Impôts sur le revenu: la fracture dans de la progressivité de l'impôt direct | ||
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| Les taxes professionnelles sont dans la même mouvance en LR (record de France du matraquage des entreprises)..... | |||
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...avec une conséquence catastrophique sur l'investissement (bases TP), donc sur l'activité économique |
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