ASSOCIATION DES CONTRIBUABLES DE L'HERAULT ACH34
ARCHIVES: ARGENT PUBLIC - QUE FONT ILS DE NOTRE ARGENT?

 

79 000 euros par famille (janvier 2006)

Ce sera le coût de la rénovation des quartiers du Petit Bard et de la Pergola à Montpellier. Un plan de 113 millions d’euros a été annoncé par Mme Mandroux, qui sera financé par les collectivités locales et l’Etat, c’est-à-dire par nous. Il concernera 1432 familles dont le logement s’est dégradé au point qu’il faut les reloger (au fait, qui a dégradé ces logements qui étaient neufs il y a quarante ans? pas ceux qui vont payer, en tout cas). Si on sait compter, cela fait bien 78 910 € par famille, soit 518 000 F. Ou encore 22 600 € par habitant (il y en a 5000).

Pendant les émeutes, on lisait partout que la population des quartiers difficiles était “laissée pour compte”. Pas à Montpellier en tout cas!

Le maire Mme Mandroux a déclaré à cette occasion : Tous les quartiers sont égaux, et on ne soignera pas uniquement ceux-là”. Car elle sent bien que cette pluie d’or va faire des jaloux. Mais comment y croire ? dans les autres quartiers, il reste 220 000 habitants à “soigner”(1) , ce qui au tarif  “Petit Bard” nécéssiterait près de 5 milliards d’euros, c’est-à-dire la totalité du budget de la ville pendant 13 ans !

Mme le maire se moque donc du monde. Comment ne pas voir alors, derrière la sempiternelle référence à l’égalité et à la non-discrimination, une escroquerie visant à faire payer par les contribuables les cadeaux à la clientèle électorale des élus en place?

1) Il y a 225 000 habitants à Montpellier

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La région redistribue à tour de bras (Octobre 2005)

En augmentant la fiscalité de la région, Georges FRECHE, grand flambeur devant l'Eternel et grand stratège politique, redistribue les subventions à ses amis et met sous dépendance ceux qui pourraient lui servir : départements, communes, Communautés de pays, agglomérations, entreprises, associations, individus... tout en créant encore et encore de nouvelles structures budgétivores. Georges, c'est bien le grand REDISTRIBUTEUR...

Quelques exemples de décisions prises au Conseil Régional de juillet, sans commentaires :

Pour les pêcheurs : l'aide régionale pour moderniser les bateaux ne peut excéder 25 % (plafond 75 000 euros) et avec l'Etat et l'Union Européenne 40% du total de l'investissement. Dommage ! on aurait bien donné avantage ...

Pour la conchyliculture (le bassin de l'Etang de Thau est chouchouté), le tourisme, l'agriculture :

Midi-Coquillages à Mèze : 18 507 € pour la modernisation d'un établissement de production-expédition de coquillages.
Garces José : 10 335 € pour la construction d'un navire conchylicole + 2063 € pour la modernisation de son établissement...
Granier Christophe et Sébastien : 25 000 € pour acheter un navire de pêche ;
Commune de Bages : 5 hébergements touristiques dans l'ancienne école : 46 000 €;
commune de Saint-Germain de Calberte : 43 405 euros pour rénover un village de vacances...,
commune de Castelnaudary : 29360 euros pour créer une halte nautique.

Actions de communications pour les jeunes agriculteurs dans le cadre du pacte agriculteurs :35 000 € ;
Chambre d'agriculture de l'Hérault : 71 219 € ;
Chambre régionale d'agriculture : 141800 €;
Fédération régionale des vignerons indépendants du LR (indépendants ?) : 48 000 euros;
Fédération Régionale de l'Agriculture biologique : 66152 euros...

Et la formation ?
Apprentissage des techniques de massage ayurvediques pour Zoromi Isabelle : 2 000 euros !
Bio-magnétisme humain pour Yvette Guenin : 2 000 euros !
Clarinette pour Ségolène Cavelier : 1 496 euros !

Et les artisans ? Au total, pas moins de 1 700 000 euros ont été attribués à la Chambre Régionale des métiers de l'Artisanat sous forme de 4 subventions. Gageons que les Artisans préféreraient que leurs taxes foncières et professionnelles diminuent au lieu d'arroser des structures inefficaces, mais mobilisables pour les élections, d'autant qu'ils paient déjà à leur organisme consulaire une taxe spéciale sur leur base de taxe professionnelle. Mais, Georges le manipulateur sait aussi remercier ses amis avec nos impôts.

L'Etat est omniprésent et les collectivités territoriales encore davantage dépassant leurs compétences propres, se subventionnant entre elles, multipliant les sources de revenus et l'opacité pour empêcher le contrôle citoyen. L'assistance est généralisée. Trop de collectif est nuisible et tue le sens des responsabilité et la combativité des entrepreneurs. Les politiques ont transformé la mentalité française. Le peuple français est devenu un peuple de quémandeurs sous dépendance et manipulables lors des élections.

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Syndicats bien logés = magouilles entre collectivités (Octobre 2005)

Avec ces effectifs à la hausse, il faut des bureaux pour loger ce beau monde et c'est ainsi que le Georges a fait des propositions à Hélène : pour loger mes ouailles de l'Agglo., je t'achète la maison des Syndicats au prix fixé par les Domaines (enfin le moins cher possible) et tu logeras les Syndicats dans un immeuble France-Télécom à la vente dans le quartier Antigone (environ 4 500 m2 + 3 niveaux de sous-sols ).

C'est ainsi que Georges a fait une très bonne affaire en achetant le bâtiment en question 6,9 ME alors qu'il avait coûté 9,6 ME vingt ans plus tôt. Les contribuables montpelliérains, eux, ont payé plein pot le bâtiment Boffil... qui a subi, pour le coup une sacrée dévaluation quand on sait que dans le même temps le M2 habitable a été multiplié par deux dans ce quartier... Hélène est forte en gestion !

Notre avocat nous déconseille d'aller devant les tribunaux, car les contribuables ont peu de chance d'être suivis. On pense aux nombreux particuliers redressés par le fisc lorsque celui-ci estime que le prix d'achat de leur logement est minoré par rapport au marché... mais pas de polémique... les politiques ont apparemment tous les droits...

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La Chine à fonds perdus (Octobre 2005)

Georges Frêche est prêt à ruiner la région pour accumuler des "oeuvres d'art" chinoises. Non seulement il achète tout ce qui a été exposé à la Biennale d'art chinois, mais en plus il signe un chèque en blanc à son homonyme José Frêches pour "acheter tout ce qu'il veut en Chine les 20 prochaines années" (Midi Libre du 18 juin dernier).

Mais l'offre culturelle n'obéit pas à des diktats, c'est contre-productif, comme le montre l'histoire des dictatures. José Frèches connaît peut-être la Chine, mais organiser sur ordre une expo d'art contemporain chinois c'est une autre paire de manches; d'ailleurs le public, avisé, a boudé la Biennale, malgré le flot de publicité dans la presse et les boites aux lettres. Ce fut un bide.

Laissons l'art chinois contemporain, encore balbutiant, émerger de décennies de copie . Il est exaspérant pour le contribuable local de payer les fantasmes, les voyage, les séjours de certains; qui se devraient de le respecter et non de le ruiner! Quant à l'offre culturelle en question, on peut mieux faire et moins cher, regardons à nos portes ...

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Les Comédiens préfèrent les déficits (Avril 2005)

Daniel Bedos, le Directeur du « Printemps des Comédiens » vient de déclarer à Midi Libre : « Je vais faire en sorte que le Printemps des Comédiens 2005 soit déficitaire. L'an dernier, nous avons dégagé 100 000 euros et l'Etat nous en a pris 30 000 ».

Il faut un certain culot ou une profonde inconscience pour tenir de tels propos.

Car cette manifestation vit essentiellement de subventions. Au regard des chiffres que nous connaissons pour 2003, la ville de Montpellier, le Département, la Région, la DRAC (Etat) lui ont versé environ 1,5 millions d'euros, soit 75% du budget. La billetterie rapporte seulement 20%, car ces spectacles regorgent d'invités amis des élus en place qui ne prendraient pas la peine de se déplacer si le spectacle était payant.

Pour 2005, le Département à lui tout seul alloue au Printemps des Comédiens 740 000 euros auxquels s'ajoutent les aides complémentaires pour 255 260 euros : il s'agit de locaux, d'espaces et d'équipements publics, de mise à disposition d'agents départementaux, de matériel scénique... et surtout de diverses publicités et affiches qui permettent au « beau Dédé » d'imprégner la mémoire des Héraultais (Ah! les élections...).

Le “bénéfice” dont parle Daniel Bedos n'est autre qu'un trop-perçu de subventions. Martine Petitout a donc proposé de les diminuer, si on veut éviter les impôts d’Etat. Mais le Conseil Général lui a répondu que ce superflu serait utilisé pour “améliorer le spectacle” (traduisez distribuer davantage...). Y a-t-il un gestionnaire au Conseil général ?

Un spectacle subventionné à 75 % par les contribuables n'a aucune nécessité artistique ou économique, d'autant qu'il faut ensuite financer le chômage des intermittents. La culture de “service public” n’est pas au service du public mais à celui de nos politiques pour se faire mousser et distribuer des prébendes. C’est une culture de démocratie populaire.

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Ils font la tournée des popotes (janvier 2004)

Que croyez-vous qu'ils fassent pendant que vous préparez les fêtes de fin d'année ? Tout simplement des promesses de dons comme au TELETHON ! Chacun de son côté, Jacques BLANC et Georges FRECHE font la tournée des « popotes » pour recenser les besoins : une subvention pour tel chef d'entreprise, la construction d'un lycée pour telle commune, pour telle autre et pour telle autre... la création d'une nouvelle structure de prévention pour la santé, la promotion de telle ou telle production locale.... etc... A vos portefeuilles citoyens-contribuables !

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AIR LITTORAL (octobre 2003)

Il y a un moment où il faut savoir dire NON. Plus vite on regarde la vérité en face, moins les dégâts sont importants !

Dans l'affaire AIR LITTORAL, la Fédération des Transports fait les comptes : en deux ans l'entreprise a perdu 163,2 millions d'euros (1,07 milliard de F)!

Les déboires et l'argent dû par la SWISS AIR n'expliquent pas tout, loin s'en faut, la Fédération met en cause la gestion de Marc DUFOUR. A vrai dire, AIR LITTORAL a dû subir un acharnement thérapeutique, alors que tous connaissaient les difficultés structurelles de cette entreprise, qui a été prolongée sur le dos des contribuables, des banques et de ses fournisseurs.

Si les politiques évoquent la dette publique de 67 millions d'euros, ils oublient la dette privée (près de 100 millions d'euros) qui va laisser sur le carreau quelques petites entreprises et leurs salariés en plus de ceux d'Air Littoral.

Marc DUFOUR, lui, s'est trouvé une autre occupation : la Présidence de LANGUEDOC-ROUSSILLON PROSPECTION, une organisation associative financée à plus de 90 % par la DATAR (l'Etat) et la région L.R., chacune pour moitié. Enfin... il fonctionnera avec de l'argent public et en prime, c'est un comble, il est logé dans les vastes locaux du millénaire construits pour Air Littoral et rachetés par la Région pour y créer l' « Espace Littoral » regroupant les organismes de développement économique de la région (pour l'instant, les locaux sont quasiment vides...).

On peut s'étonner qu'on confie à Marc DUFOUR la responsabilité de piloter les chefs d'entreprises sur le territoire régional ! Est-ce pour ses compétences, sa fiabilité et ses résultats ou tout simplement par copinage politique et franc-maçon ... ?

Ce chef d'entreprise qui ne s'acquitte pas de ses charges publiques et laisse une ardoise aussi conséquente tant matérielle que sociale devrait démissionner de la Présidence de LANGUEDOC-ROUSSILLON PROSPECTION ! Il n'est pas le mieux placé pour donner l'exemple et inspirer confiance !

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La mairie au bord du Lez (octobre 2003)

L'Architecte Jean NOUVEL assisté du Montpelliérain François FONTES vient de remporter le concours de la future mairie montpelliéraine avec le projet le plus cher et le plus sujet à controverse. Car enfin, lorsqu'on connaît les caprices du Lez par temps de pluie, on ne peut que redouter qu'un bâtiment public avec parking souterrain de 600 places laisse l'eau de notre fleuve le pénétrer (Parking Gambetta bis ??).

En dehors de ces réserves,la question essentielle est de savoir si une nouvelle mairie est bien nécessaire alors que l'actuelle n'a que trente ans d'âge et que de nombreux travaux de rénovation ont été réalisés récemment dans ce bâtiment qui a le mérite d'être central. Rien n'est moins sûr :

le transfert de compétences de la commune vers la communauté d'agglomération montpelliéraine allège les missions de la commune et par ailleurs le développement de nouvelles technologies (internet) facilitera de plus en plus les services en ligne, amoindrissant les besoins en personnel et en locaux;

la loi sur la démocratie de proximité recommande aux grandes villes la décentralisation des services municipaux dans les quartiers afin d'apporter un service au plus près de la population. Il est donc tout à fait contre-indiqué de construire une mairie plus spacieuse pour regrouper tous les services !

Les Montpelliérains ont-ils les moyens de faire face à un engagement initial de 100 millions d'euros qui pourrait aux dires de Georges FRECHE atteindre le milliard de Francs (entre 32 000 et 55 000 F/M2) alors que des travaux essentiels sont mis en attente : protection contre les inondations, contre le bruit...?

Quel gaspillage ! Quel mépris des contribuables ! A l'heure où les caisses de l'Etat sont vides et même pire, on se demande pourquoi, le gouvernement accepte de financer à hauteur de 30 % les investissements des collectivités territoriales sans aucun discernement ! Les contribuables demandent à Georges FRECHE de retirer son projet ou de le transformer en maison de retraite (il en manque). Dans ce cas, on lui laisserait bien une petite place dans le splendide bureau réservé au Maire avec vue sur le Lez et la ville !

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Vacances avec l'argent public (suite) (octobre 2003)

Nous dénoncions, dans notre LCH n° 17, les abus touristiques de l'équipe FRECHE et notamment un voyage à FES (Maroc). Grâce à « l'AGGLORIEUSE », journal libre de l'agglomération montpelliéraine (parution chez votre marchand de journaux le mercredi) nous savons qu'ils n'ont pas été logés dans un hôtel standard, mais dans un hôtel 5 étoiles le « Palais JAMAï » et à nos frais ! Bien évidemment ils ne s'arrêtent pas à FEZ, ils vont plus loin, comme par exemple en Afrique du Sud pour un safari rhinocéros (MM. STAM et ROUMEGAS) pour ramener deux animaux pour le ZOO ! Ou bien en Australie (6 personnes) simplement pour admirer une collection du Musée Fabre en exposition dans le pays ! Vous pouvez bien payer vos impôts maintenant !

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"Beaucoup de sous pour Rien" ou la farce de la culture subventionnée (octobre 2003)

On se souvient qu'en mars dernier Georges Frêche avait puisé dans les caisses de la Ville et de l'Agglo, 200000 euros pour subventionner le congrès de la CGT. Rien ne l'obligeait à ce cadeau, la CGT comme tout syndicat étant censée vivre des cotisations de ses membres et non de l'argent des contribuables.

Pour le remercier, la CGT a poussé les intermittents du spectacle à torpiller les trois festivals d'été de Montpellier : la Danse, Radio-France, Printemps des comédiens. Coût pour les contribuables de l'Hérault : des millions d'euros, dépensés en pure perte (ces festivals sont abondamment subventionnés par la Ville, l'Agglo, le Département.)

Georges Frêche a-t-il demandé à la CGT de payer les pots cassés ? Pas du tout. Il a eu le culot de se tourner vers l' Etat, à qui il demande de prendre en charge le coût des non-festivals. Autrement dit, toujours aux contribuables.

J-C Fall, directeur du théâtre des Treize Vents, refuse de jouer les spectacles programmés cet hiver. La première pièce annulée s'appelle même "Gâchis !" On vous jure que c'est vrai.

Georges Frêche va-t-il refuser de lui signer les chèques de subvention promis ? Son silence sur la question est éloquent. Il ne prendra pas le risque de paraître ne pas soutenir le "combat pour la culture" des intellectuels bien-pensants. Etre du bon côté, ça n'a pas de prix.

Parions qu'il va même proposer au prochain Conseil municipal (ou d'Agglo) de voter un soutien financier aux "artistes en lutte" !

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Nos élus voguent sur notre argent (Juin 2003)

La "coopération décentralisée" semble être un formidable prétexte pour faire du tourisme dans le monde entier.  Depuis un an, le Maire de Montpellier accompagné de sa cour a fait de nombreux voyages : au Canada, en Chine, en Afghanistan, au Brésil, ces excès sont insupportables... aujourd'hui, c'est un jumelage avec FES (Maroc) qui va donner l'opportunité à une bonne douzaine de personnes de faire un voyage de 15 jours pour lequel on ne connaît ni le nom de tous les participants, ni le coût, ni les retombées économiques, ni les futurs engagements financiers relatifs au jumelage.

Montpellier est déjà jumelée avec Louisville, Heidelberg, Barcelone, Cheng Du, Tibériade.  Le jumelage avec Fès, faiblement bénéficiaire pour les échanges culturels, risque d'être très déficitaire au niveau social et économique  car il pourrait bien  faciliter l'installation dans notre ville de nombreux Marocains et inversement entraîner des délocalisations d'entreprises montpelliéraines qui trouveront de l'autre côté de la Méditerranée moins de taxes et en plus une main d'oeuvre avec des charges sociales moins lourdes... Du chômage en plus en perspective alors qu'à Montpellier, le taux dépasse déjà les 20 % et va jusqu'à 60 % dans certains quartiers.

Le plus gros bénéfice sera touristique pour Georges FRECHE et ses courtisans dont il achète la vassalité. Il pourra même rejoindre son ami André VEZINHET qui lui aussi a passé, début mai, quelques vacances à nos frais pour mettre en place un axe héraultais avec une région du Sud Ouest Marocain. Sont-ils intéressés par le pays ou la communauté marocaine montpelliéraine et son réservoir de voix?

Pensons aux plus modestes qui travaillent dur et se privent pour payer leurs impôts locaux pendant que quelques privilégiés gaspillent leur argent dans ces voyages qu'eux-mêmes ne peuvent pas s'offrir et rappelons à Georges FRECHE, à André VEZINHET ainsi qu'à tous les autres qui seraient tentés d'abuser des avantages de leur fonction qu'ils n'ont pas été élus pour visiter le monde à nos frais, mais pour administrer la collectivité dont ils ont la responsabilité pour assurer un service public de qualité répondant aux besoins essentiels de la population  !

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200 000 euros (avril 2003)

C’est le coût pour les contribuables montpelliérains du congrès de la CGT qui s’est tenu à Montpellier au mois d’avril 2003: 100 000 € de la Ville, et autant de l’Agglo.
Nous qui pensions qu’un syndicat devait vivre des cotisations de ses membres!

Inondations et décentralisation (janvier 2003)

Beaucoup de commentaires ont été écrits sur les inondations qui, chaque année maintenant, frappent des quartiers d'habitation dans le Gard, l'Aude et l'Hérault. Mais peu ont fait le lien entre la recrudescence du phénomène depuis 20 ans, et les lois de décentralisation de 1982.

Ce lien nous semble pourtant évident. Le nombre croissant d'habitations inondées à chaque forte pluie est la conséquence, non de la dégradation du climat, mais du fait que de nombreux maires de la région ont accordé des permis de construire dans les zones inondables de leur commune. Tous les vieux habitants de ces communes vous le diront.

Pourquoi ces maires font-ils cela? Bien évidemment parce qu'ils sont soumis à la pression des demandeurs de terrains à bas prix, futurs électeurs, ainsi qu'à la pression des promoteurs immobiliers, qui n'en sont pas à un dessous de table près.

Et depuis quand le font-ils ? Depuis 1982. L'ancien ministre Fernand Icart le rappelle dans Le Figaro du 7 octobre dernier : « Il faut tout de même savoir que la loi Defferre de 1982 dite de décentralisation a généré une véritable déferlante de corruption, ne serait-ce que parce qu'elle a donné aux maires le pouvoir de délivrer des permis de construire. De surcroît, elle enlevait au préfet le contrôle a priori... «  Combien de POS n'ont-ils pas été modifiés après le passage d'un promoteur dans le bureau du maire !

La décentralisation, nous dit le président Chirac, rapproche les citoyens des décideurs. Elle rapproche surtout les corrupteurs des décideurs. Pour un promoteur immobilier, il est beaucoup plus facile de corrompre cinquante maires qu'un préfet. Et le fait que, depuis 20 ans, la France ne cesse de dégringoler dans le classement de Transparency International, au point d'être dénoncée comme un des pays développés les plus gangrenés par la corruption, n'est sans doute pas étranger à la décentralisation.

Redisons notre position : on n'arrivera jamais à freiner la corruption en attendant des magistrats qu'ils contrôlent mieux les élus. Le seul moyen est de réduire le flot d'argent public qui leur passe entre les mains, et leur pouvoir de distribuer des postes ou des permis de ceci ou cela. La privatisation aurait du bon, en l'occurrence. Il est évident que si on laissait faire le marché, les compagnies d'assurance auraient depuis longtemps tellement enchéri les primes sur les zones inondables, que bien peu se risqueraient à y construire.

Seulement, voilà : pour éviter que le scandale n'éclate, et que les victimes ne poursuivent les vrais responsables, le gouvernement décrète chaque fois la catastrophe naturelle. Au nom de la solidarité nationale, les contribuables et les assurés indemnisent alors les victimes et renflouent les compagnies d'assurance qui ont marché dans la combine. Et on repart pour un tour  jusqu'aux prochaines pluies !

Solidarité et corruption sont les deux mammelles des potentats locaux
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Lattes, corvéable à merci (janvier 2003)

Les Jardins de Maguelone, aménagés à grands frais en zone paysagère, vont retrouver leur finalité précédente : l'argent des contribuables va à nouveau être enseveli sous les ordures de l'agglo.

Sous l'autorité  du Président de l'agglo, Georges FRECHE, ce site, situé sur la commune de Lattes, mais appartenant à l'agglo. avait été réhabilité en terrain de plein air et de promenade : gazon, arbustes décoratifs, arbres,bancs, chemins de parcours, etc... sans parler du prix astronomique des études qui ont précédé cet aménagement !

Mais par la suite, les querelles sans fin de l'ancien Maire de Lattes avec celui de Montpellier ont voué à l'abandon le terrain aménagé à grands frais.L'un refusant l'entretien, l'autre envoyant les « gens du voyage » l'occuper !

Plus près des Lattois que le site du Thôt, les Jardins de Maguelone couverts d'ordures vont engendrer des nuisances beaucoup plus sensibles : papiers gras, sacs plastiques les jours de vent, odeurs nauséabondes avec explosions de gaz, fientes des mouettes et des cigognes qui se nourrissent sur les tas d'ordures, etc...

Lattois, à vos corvées ! Nettoyez, ramassez, ne respirez plus ! et ce n'est pas l'obole de l'agglo qui leur fera oublier. Car, après tout, c'est de l'argent sale !
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A Montpellier, le béton vaut de l'or .(Octobre 2002)

Deux projets architecturaux vont marquer l'actuel- et sans doute dernier - mandat de Georges Frêche, plus que jamais en proie à la folie des grandeurs.

Celui de la nouvelle mairie, que personne ne réclamait. Car l'ancienne qui n'a pas 30 ans, très bien située, va voir ses tâches allégées par le transfert de compétences de la commune vers l'agglo. Aucune nécessité de l'agrandir, ni de la déplacer. Le maire s'est d'ailleurs bien gardé de demander aux montpelliérains leur opinion. Il s'est commandé, rien que pour lui, un édifice "unique en Europe, symbole du XXIème siècle, jamais vu, ..."

Il sera surtout unique par son coût. On annonce 83 millions d'euros pour le bâtiment seul, ce qui pour  17 000 m2 porte le m2 à 32000 F ! Alors que le coût moyen de la construction à Montpellier se situe autour de 8 000 F le m2 habitable (hors terrain). Avec le terrain et le parking de 700 places, l'opération frisera les 150 millions d'euros : un petit milliard de F. La fantaisie de M. Frêche...

Celui de la rénovation du musée Fabre, dont le coût annoncé est de 46,6 millions d'euros pour 9 133 m2, ce qui fait 32319 F le m2 : encore plus cher que la mairie ! Pourtant, dans un musée, on n'a besoin que des murs nus. L'Etat (c'est-à-dire, nous) finançant 30% de l'opération, il faudra réclamer 32 millions d'euros aux contribuables locaux (encore nous).

Bien sûr, on nous affirme qu'il s'agit "du plus gros chantier de France de rénovation d'un musée". A ce prix-là, on veut bien le croire. Et Henry Talvat, l'adjoint chargé de la culture, de s'extasier : "C'est une aventure passionnante et je n'imagine pas Montpellier sans ce type de belles aventures". Les vrais aventuriers, Monsieur Talvat,  risquent leur propre argent, pas celui des autres.

Et savez-vous quoi? On annonce que le maire va racheter l'ancienne prison pour en faire ... un musée d'art contemporain. Encore une belle aventure !

Dieu nous préserve des aventuriers de la culture !

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Le financement de la mosquée de la Paillade : une belle hypocrisie.(avril 2002)

Le maire de Montpellier a fait adopter par le conseil municipal du 28 janvier dernier la décision de financer la construction d’une mosquée à la Paillade. Coût prévu : 7 millions de F. L’opposition a voté contre, à juste titre. Car la loi de 1905 dite “de séparation des Églises et de l’Etat” interdit à une collectivité locale de financer un lieu de culte. Cette loi est souvent citée comme une des lois “fondatrices” de notre République.

Qu’à cela ne tienne ! Le maire a tourné ouvertement la loi en faisant voter la construction, non d’une mosquée, mais d’une”salle polyvalente”, tout en déclarant cyniquement qu’il en donnerait la clé aux seuls musulmans.

Et il prétend désarmer les critiques en signalant qu’il a aussi subventionné des lieux de culte juifs, catholiques, protestants et... francs maçons. “Je suis un vrai laïque”, ose-t-il claironner.

Belle conception de la laïcité, qui consiste à distribuer l’argent des contribuables à toutes les confessions ! Mais au fait, pourquoi 7 millions de F aux musulmans et seulement 500 000 F aux catholiques et aux protestants? et rien aux orthodoxes et aux boudhistes? Chaque religion “défavorisée” devrait réclamer autant de subventions que les autres. On voit où peut mener cette “laïcité” : à distribuer toujours plus l’argent des contribuables, à qui on n’a évidemment pas demandé leur avis.

Le comble dans cette affaire, c’est que les musulmans étaient prêts à se la payer, leur mosquée. Leur porte-parole, Lhoussine Tahri, déclarait encore dans le Midi Libre du 30 janvier : “Nous aurions eu les moyens d’en faire construire une”. Mais on l’a compris : cela n’aurait pas permis à M. le maire de faire, la veille des élections, un cadeau remarqué aux musulmans de Montpellier (avec l’argent des autres, bien entendu).

Ces moeurs sont celles d’un potentat d’Ancien régime. Les lois de la République sont-elles faites pour être bafouées par les élus?

Pauvre France ! Et pauvres citoyens-contribuables !

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Le monde enchanté de la territoriale.(janvier 2002)

Un des effets les plus visibles de la loi de décentralisation (1982) est d’avoir fait monter en flèche le nombre de fonctionnaires territoriaux. Ils sont à présent plus d’un million six cent mille. La fonction publique territoriale fait désormais sérieusement concurrence à la fonction publique d’Etat pour ce qui est de la dilapidation de l’argent des contribuables, comme le montre l’affaire Barral.

Nous avions déja mentionné dans notre n°4 de janvier 2000 l’existence du fameux rapport sur les moustiques du Vidourle qui avait fait gagner à son auteur, Claude Barral, la coquette somme de 320 000 F pour 24 pages. La récente mise en examen de Claude Barral pour recel d’abus de confiance (un des rares cas où une lettre d’observation de la Chambre régionale des comptes a été suivie d’effet) attire l’attention sur les moeurs de la territoriale.

Car l’ex-maire de Lunel est, au départ, un fonctionnaire territorial attaché au service du Plan de la région Languedoc-Roussillon. En 1985, il se fait élire conseiller général socialiste du canton de Lunel. Et quand Jacques Blanc devient président de région en 1986, il est détaché comme fonctionnaire au Comité départemental du tourisme (CDT) du Gard, avec une indemnité compensatrice de 6 300 F par mois (en plus de son salaire) généreusement accordée par Jacques Blanc. Entre politiques, on se combat sur scène; mais on se soutient en coulisse.

Voilà donc M. Barral qui, en tant que conseiller général de l’Hérault siégeant à l’Entente interdépartementale de démoustication (EID), confie à M. Barral, en tant que fonctionnaire territorial du CDT, une mission d’étude sur la démoustication du Vidourle avec 320 000 F à la clé. Il y avait pourtant à l’EID déja 137 employés qui auraient bien aimé qu’on leur donne quelque chose à faire. Mais c’est M.Barral qui a rédigé le rapport de 24 pages, d’ailleurs après coup en 1995 pour qu’il y ait une trace du travail effectué, à présen-ter à la Chambre des comptes. Rapport dont le contenu a suscité l’hilarité générale.

Mais ce n’est pas tout. M. Barral n’était - statutairement - qu’attaché territorial à 9 700 F net par mois. Pourtant, il a touché pendant 4 ans une rémunération d’administrateur à 15 000 F net. La direction du CDT a admis, lors de l’enquête, s’être “trompée”. Mais elle n’a pas prié M. Barral de reverser le trop perçu.

Bien entendu, tout cela se cumulait avec l’indemnité que M. Barral touchait (et touche encore) en tant que conseiller général.

M. Barral ne se fait pas de souci pour l’avenir. Bien que poursuivi par la justice, il ne craint pas d’être renvoyé. “Je suis fonctionnaire territorial et on ne vire pas un fonctionnairedéclarait-il dans la Midi Libre du 20 octobre dernier.

C’est bien le problème en France. Trop de fonctionnaires font de la politique, et vivent ainsi doublement de l’argent des contribuables. Avec Contribuables Associés, exigeons que tout fonctionnaire qui fait carrière dans la politique perde son poste : il faut choisir et non cumuler.

PS - La question se pose pour les non-fonctionnaires qui font de la politique et qui sont battus. Et bien, ils n’ont qu’à devenir fonctionnaires territoriaux. C’est ce qu’a fait Simon Leccia, ancien maire de Baillargues. Après sa défaite aux dernières municipales, il vient d’être embauché par la Communauté d’agglomération comme directeur adjoint du centre funéraire de Grammont. On a d’ailleurs créé le poste pour lui. Merci, Monsieur Frêche. Et surtout : merci, les contribuables !

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Les retraites dorées de la territoriale.(janvier 2002)

Nous avons reçu de l 'Association Frontignanaise de Défense des Contribuables (AFDC) une lettre dont nous publions les passages suivants :

Par un article de presse paru dans la rubrique locale du Midi Libre du 29 octobre 2001, nous apprenons que le Secrétaire général du SIVOM : Alain BENEJEAN - a été licencié à quelques semaines de sa retraite, avec une indemnité de 564 000 F Les faits remontent à 8 mois auparavant. La décision a été prise par le Président du SIVOM, le Maire de Balaruc-le-Vieux : Max SERRES, sans qu'il ait jugé utile d'informer les autres maires du Canton .

Avant d'être nommé au secrétariat du SIVOM, Monsieur BENEJEAN était secrétaire général de la Mairie de Frontignan La Peyrade et ce, jusqu'en 1995. Car, en 1995, la mairie de Frontignan change de main. Le secrétaire général ayant fait l'objet de poursuites judiciaires qui donneront lieu à une condamnation au pénal pour “faux en écritures publiques et usage” dans “l'affaire Leclerc”, le nouveau maire de Frontignan souhaite se séparer de ce collaborateur et le nomme au secrétariat général du SIVOM, ce qui n'est pas en soi une sanction ! Le détachement de Monsieur BENEJEAN se terminait le 31 décembre 2000 et celui-ci devait partir en retraite six mois plus tard.

On aurait pu mettre le fonctionnaire dans un « placard » pendant trois mois, le prier de rester chez lui en continuant à lui verser son salaire jusqu'à sa retraite... On a préféré le licencier avec un pactole de 564 000 F, sans délibération du conseil syndical et sans informer les autres maires. Ceux-ci ont protesté en se faisant prier pour voter les comptes de gestion et administratif tout en demandant la démission du maire de Balaruc-le-Vieux.

Que faire ? Rien au Tribunal Administratif : pas de délibération à attaquer, un délai de 8 mois dépassant largement les 2 mois légaux pour un recours. L'AFDC a toutefois soumis ce problème au Procureur de la République, en espérant qu'il y aura des suites judiciaires. C'est d'autant plus important que les agglos se mettent en place et que cela suppose la dissolution des SIVOM...

Il ne faudrait pas que les Présidents des futures agglos se prennent pour le Roi Soleil en multipliant les faits du prince de ce genre...

L’Agglo arrive, soyons vigilants !

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Pluie de subventions à La Paillade. (octobre2001)

Ces derniers temps, le quartier de LA PAILLADE est l'objet de toutes les attentions de la municipalité. Le député-maire est l'élu de la 2ème circonscription, dont ce quartier fournit les gros bataillons d'électeurs. Les subventions pleuvent, en plus des retombées à attendre des 35 milliards récemment promis par Jospin pour les « quartiers difficiles ».

C'est ainsi qu'à la réunion du quartier de LA PAILLADE qui s'est tenue le 18 septembre dernier à la MPT Léo Lagrange, le maire de Montpellier a carrément invité les associations à tendre la sébille :

« N'hésitez pas, il y a de l'argent dans les caisses ... »

Notre présidente qui assistait à la séance a bondi pour protester et, dès le lendemain, elle envoyait au maire une lettre dans laquelle elle précisait :

« Le rôle du maire n'est pas de « flamber » l'argent public, mais de gérer sa ville en « bon père de famille ». . . « Puisque vous incitez les associations à la dépense, c'est qu'il y a trop d'argent dans les caisses. Les contribuables montpelliérains vous demandent de baisser les impôts en 2002 afin de se rapprocher de la moyenne nationale des taux :

  Taxe foncière Taxe habitation
Montpellier 2001 (ville+district) 29,06% 20,76%
Moyenne villes +200 000 hts (2000) 15,20% 15,90%
Moyenne nationale 17,20% 13,50%

 

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Encore un canard boîteux financé par le Département (juin 2001)

Il s'agit de la Société maritime languedocienne (SML) qui voulait relier Sète aux Iles Baléares par un car-ferry.

Le Conseil général, par sa commission permanente, décidait fin juillet 2000 d'avancer 2 millions de F à la SML, encouragé par le maire de Sète qui était enthousiaste pour le projet.

A peine un mois plus tard (en août 2000), la SML déposait le bilan. Le tribunal de commerce de Sète prononçait ensuite la liquidation de l'entreprise le 5 janvier dernier.

Les actionnaires de la société ont été plus avisés. Ils avaient promis des fonds... mais ils ont laissé le Conseil général signer le chèque tout seul. Ils avaient compris, à ce moment-là, que le projet ne serait pas rentable. Ils devraient donner quelques cours de gestion aux fonctionnaires du Département : un mois avant la faillite, ceux-ci n'avaient rien remarqué.

Qu'à cela ne tienne : André Vézinhet est assuré du soutien indéfectible, sinon volontaire, des contribuables.

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Tout ce qui brille attire les vandales! (juin 2001)

La ligne n° 1 du tramway n'a pas encore un an d'existence et déjà il faut envisager de changer une partie de son mobilier urbain pour un montant approximatif d' un million de Francs par an, somme déjà considérable !

S'il a été acceptable d'opter pour du mobilier INOX très coûteux à l'achat, mais réputé sans entretien, donc économique à long terme ; ce choix n'est plus adapté aujourd'hui, puisqu'il faut changer ce mobilier très fréquemment pour cause de vandalisme : le beau mobilier en inox est démonté et emporté en de nombreux points de la ligne.

Afin de tenir compte de cette réalité, il convient de choisir des équipements plus robustes ou /et moins onéreux (fonte, béton, plastique...). L'esthétique et la durée des matériaux ne sont pas toujours liées au prix.

Martine PETITOUT a donc demandé par écrit à Georges FRECHE de bien vouloir économiser les deniers des contribuables en tenant compte de ses observations pour les équipements des 2ème et 3ème lignes du tramway.

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De toute façon, le contribuable paiera ! (mars 2001)

Erreur commise par une employée du District ou retard organisé pour convenances électorales : dans les deux cas, les contribuables paieront deux fois le concours de maîtrise d'oeuvre de la 2ème ligne de tramway. Au cours du Conseil Districal du 6 décembre dernier, le groupement « SEMALY/BCEOM/BETEREM/ A.GARCIA - DIAZ » est désigné lauréat du concours. On apprend, par la presse un mois après, que tout est à refaire : il manquait l'essentiel, à savoir le représentant de la Direction Départementale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes.

La responsable désignée serait une employée du District. On peut s'étonner du manque d'efficacité de l'encadrement qui aurait dû contrôler l'expédition des convocations, et du maintien du Jury d'examen non conforme, ce qui a permis l'annulation du concours. Que d'absences !

Les manquements du personnel des collectivités et des élus seront assumés par les contribuables qui devront payer deux fois le concours : 600 000 F HT de trop.
Georges FRECHE qui a toutes les peines du monde à trouver un tracé 2ème ligne acceptable par la population ne doit pas être mécontent de la situation puisque les décisions sont reportées après les élections muni-cipales ou, plus tard, après la mise en place de la Communauté d'agglomération.

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La culture à fonds perdus (janvier 2001)

Le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes, consacré à la gestion du District de Montpellier après 1989, nous apprend que cet aéropage présidé par le maire de Montpellier. a accordé entre 1989 et 1996 des garanties d’emprunts ou de crédit bail à 6 entreprises héraultaises. Pas de chance! Sur les 6 entreprises, 4 ont déjà fait faillite et le District a dû rembourser à leur place une part des emprunts qu’il avait garantis. L’ardoise pour le contribuable s’élève donc à 6,4 millions de F.

Deux de ces entreprises travaillaient dans le culturel. LABEL 35, que le District avait logée dans un de ses ateliers-relais, devait employer 80 personnes à faire des films d’animation. Deux ans et demi après avoir empoché 8 millions de F d’emprunts, elle était mise en redressement judiciaire. Le District avait garanti 4 millions, il a dû régler 3,5 millions. C’est dire si l'actif de la société était fantomatique!

Quant à MEDIA 6 STUDIO, un autre grand espoir du cinéma héraultais, la faillite est survenue à peine un mois après la signature du contrat de prêt. Juste le temps d’empocher l’argent. Il paraît que l'entreprise avait déjà des difficultés financières. Mais alors pourquoi garantir ses emprunts? Le Distict explique que « l’analyse de la viabilité des entreprises concernées, et donc de l’opportunité des garanties, a été corroborée par celle de l’Etat et de nombreuses collectivités publiques”.

Le District aurait sans doute mieux fait de prendre l’avis d’un cabinet d’audit privé. Il est sans doute le seul à ignorer que les fonctionnaires ne sont pas doués pour la gestion. A-t-il seulement entendu parler de l‘affaire du Crédit Lyonnais?

Le District lui même ne semble pas très performant dans la gestion de sa propre trésorerie. Le rapport de la Chambre signale que « De plus, en s'acquittant tardivement de sa dette, le District a majoré sa dépense d’un montant qui peut être estimé, sur la base du décompte émanant du Crédit National, à un minimum de 51 000 F”.

En effet le District a payé avec 8 mois de retard. Il est vrai que cette dette ne s’élevait en l’occurence qu’à 800 000 F. Une broutille. On n’allait pas bousculer pour ça les employés de la comptabilité

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On creuse sa tombe avec ses dents! (octobre 2000)

Dans le courant de l’été, le Canard Enchaîné et le MIDI LIBRE nous ont alertés sur une affaire pour le moins douteuse qui, ailleurs, aurait entraîné la chute de l’élu soupçonné (on pense aux affaires BALKANY, DUGOIN et plus près de nous BOUSQUET à NIMES.) Pendant 9 ans, la loi du silence a règné à Montpellier! En mars 1991, Georges FRECHE organise un dîner chez lui. C’est le personnel de la Mairie qui fait le service et l’un des employés fait une chute en voulant retenir un plat. Bilan plusieurs hernies lombaires avec paralysie d’un bras. Cet accident embarrassant est déclaré, selon la victime, aux organismes sociaux dès le lendemain, mais en tant que survenu en Mairie ! L’affaire s’envenime lorsqu’à la suite d’une rechute, l’employe municipal voit son accident de travail transformé en maladie professionnelle avec perte importante de salaire. Un procès est alors initié par la victime. Après 7 ans d’aléas judiciaires, le verdict tombe à la cour d’appel de Marseille la municipalité est condamnée à verser plus de 240 000 F de dédommagement à l’employé municipal. Les contribuables montpelliérains devront ajouter à cette somme les frais de justice de la Mairie et tous les contentieux futurs...

Pour la deuxième partie de l'affaire, il est bon de rappeler que l'argent public doit être affecté exclusivement à des dépenses d'intérêt générai. En aucun cas nos impôts ne doivent être utilisés au domicile du Maire. Si Georges FRECHE s'est fait prendre cette fois-ci en était-il à son coup d'essai ? Il semble que non, car l'employé en cause affirme avoir servi chez lui une vingtaine de fois en quatre ans (propos rapportés dans La Gazette). Le Maire pouvait-il justifier à chaque fois de la nécessité pour la ville de Montpellier de recevoir chez lui tel ou tel invité ? Si les faits qui remontent à 1991 étaient avérés, on voit mal cependant comment poursuivre le Maire en justice. Car le délit de détournement de fonds publics, de faux et usage de faux est prescrit au bout de trois ans. Les lois sont faites par les Politiques pour les Politiques.. .Mais les contribuables devront tirer les enseignements de ces événements.

Georges FRECHE, pour sa défense, clame qu’en tant que Maire, il a le droit d’utiliser l’argent du compte 12 400 «Réceptions-Protocole». Certes, mais le détail de ce compte n’est pas mentionné au budget 2000 de la ville.... La comptabilité municipaie est d’une opacité à toute épreuve ! A titre indicatif, les dépenses du compte «Fêtes et cérémonies» sont inscrites au budget 1999 pour près de 12 millions de F et pour à peu près la même somme au budget primitif 2000. Les frais de mission du Maire et de ses adjoints sont inscrits pour un montant global d’environ 700 000 F par an. Si l’on rajoute les crédits votés par le District pour le même usage, nous pouvons lancer un avertissement à Georges FRECHE « On creuse sa tombe avec ses dents » Peut-on encore lui faire confiance pour administrer notre ville et les autres collectivités ? Les contribuables ont beaucoup de mal à supporter que les élus et leurs courtisans se distraient avec l’argent de leurs impôts!

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Des grands travaux lourds à digérer (octobre 2000)

André VEZINHET, Président du Conseil Général de l’Hérault se plaint de devoir loger dans des baraquements abandonnés depuis des années, un grand nombre d’immigrés, venant en général du Maroc, recrutés directement dans leur pays pour servir de main d’oeuvre dans le bâtiment et les travaux publics, pour les grands chantiers programmés par nos édiles locaux. Ces travailleurs arrivent avec femmes et nombreux enfants souvent illettrés qu’il faut prendre en charge.

Plusieurs questions se posent :
1°/ Pourquoi tant de grands travaux d’un seul coup ?
2°/ Pourquoi ne trouve-t-on pas la main d’oeuvre dans notre département alors que ces emplois ne requièrent pas une grande qualification et que e aux de chômage héraultais est des plus élevés 17 % de demandeurs d’emplois et 6 % de RMlstes?
3°/ En déplaçant ces familles a-t-on pris en considération le cout de leur insertion sociale ? Dans l’Hérault la solidarité obligatoire entraîne de forts taux de taxes départementales. Derrière chaque famille, il faut assistantes sociales, éducateurs, enseignants et autres personnels sociaux d’assistance. Il faut les loger et leur procurer un minimum de confort pour qu’ils s’adaptent.
4°/ Viendra la fin des chantiers, il ne faut pas être devin pour prédire que ces travailleurs resteront chez nous et se retrouveront au chômage. Chômage qui sera, lui aussi, à la charge des contribuables

Les grands travaux coûteront donc aux contribuables, beaucoup plus cher qu’annoncé. La charge de leur insertion sociale se répercutera sur une longue période.

Messieurs les Politiques, pour soulager les contribuables, et c’est pure logique, vous avez une solution étaler les grands travaux dans le temps et mettre au travail les chomeurs locaux après les avoir formés si nécessaire.

Mais pour cela il faut du courage politique C’est plus facile d’augmenter les tauxd’imposition.

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L'achat de parts de sociétés d'épargne par la municipalité de
Montpellier
(juin 2000)

Au cours du Conseil Municipal du 27 avril 2000, les élus de la majorité montpelliéraine ont décidé d'acquérir un total de 22 540 parts sociales de 4 Sociétés Locales d'Epargne "S.L.E." de la CAISSE D'EPARGNE pour un montant de 2 957 022 F.

Cette immobilisation de l'argent des contribuables dans le capital d'un établissement de crédit collecteur d'épargne, résulte de l'application d'une loi récente autorisant les Collectivités Territoriales à entrer dans le capital des S.L.E. à hauteur de 10 %.

La décisIon du Conseil Municipal qui n'a soulevé aucune objection en séance, pose cependant deux questions graves:

  1. Est-il du ressort des collectivités locales d'investir l'argent des contribuables dans de telles opérations ?

    Les Collectivités n'ont pas à placer l'argent de nos impôts, les contribuables sont assez grands pour placer eux-mêmes leur épargne.. Si les caisses de la Mairie sont trop bien remplies - on peut le comprendre compte tenu des taux d'impôts locaux records pratiqués à Montpellier, ville de plus de 200 000 habitants la plus taxées de France (1) - il convient de rendre le trop-perçu de recettes fiscales aux contribuables et de diminuer dans les plus brefs délais le taux de nos taxes locales. Georges FRECHE a le devoir de faire cesser cette gestion dispendieuse de la municipalité de Montpellier.
    Investir dans le capital de la CAISSE D'EPARGNE pour une Collectivité ne correspond à aucun service public, mais par contre, il s'agit bien d'une spoliation des contribuables.
  2. Faut-il faire intervenir les Politiques dans la gestion de la CAISSE D'EPARGNE?

    L'acquisition des parts sociales permet non seulement à un Conseiller Municipal (Maître Bernard FABRE a été proposé) de devenir administrateur de chacune des 4 S.L.E., mais aussi de participer au Conseil d'Orientation et de Surveillance de la CAISSE D'EPARGNE du LANGUEDOC- ROUSSILLON. Ainsi on comprend mieux l'intérêt de Georges FRECHE pour ce double placement (de notre argent et de ses amis)!

    L'affaire calamiteuse du CREDIT LYONNAIS doit toutefois rester dans la mémoire des contribuables: la gestion de cette banque par les fonctionnaires et les politiques avait, à l'époque, généré un trou de plus de 150 milliards de F à la charge des contribuables

    Les établissements privés et a fortiori les établissements de crédit et d'épargne doivent rester autonomes et prendre leurs engagements en toute responsabilité sans subir la pression des Politiques qui n'ont que la réalisation de leurs ambitions en tête et auraient tôt fait de mettre la main sur l'épargne populaire pour réaliser leurs objectifs

    Ce placement de près de 3 millions est totalement scandaleux d'autant plus que la loi qui autorise aujourd'hui une participation à hauteur de 10 % dans le capital des S.L.E., portera à compter du 1er janvier 2004 le plafond à 20 %. Si les contribuables n'arrêtent pas Georges FRECHE, ils ne sont pas près de voir leurs impôts baisser

(i) Taux globaux toutes collectivités taxe d'habitation et taxe foncière bâti

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La tournée du père NoëI (juin 2000)

De fin mai à fin juin, Georges FRECHE a fait la tournée des quartiers. Dans sa hotte préélectorale de menus travaux et des grands travaux, des subventions aux associations et des équipements nouveaux ; enfin rien qui puisse à première vue, chagriner l'A.C.H., car il est bien naturel d'améliorer la vie des quartiers. Mais en y regardant de plus près, on voit bien que le "grand distributeur" veut surtout s'attirer les sympathies des électeurs du cru et même davantage! La technique est vieille comme le monde: pour mettre quelqu'un en dépendance, il suffit de lui accorder un avantage. Pour conserver ce bienfait, le bénéficiaire est prêt à tout, même à sacrifier sa conscience!
Le maire de Montpellier s'est d'ailleurs laissé aller à une confidence révélatrice à l'assemblée générale de l'entreprise Genesys. Il a déclaré «Des voix, j'en gagne plus en distribuant des boîtes de chocolat dans les maisons de retraite à Noël qu'en venant ici" (Selon Midi Libre du 10 juin dernier, p2).

Cette année, le père Noël commence sa tournée avec un peu d'avance

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Cagnotte à la mairie de Montpellier (avril 2000)

A chacun sa cagnotte. Si les contribuables se plaignent, l’Etat et les Collectivités locales vont bien ! A force de ponctionner le contribuable, on se retrouve avec trop d’argent en caisse. Qu’en faire ? Cruel dilemme ! A qui faire plaisir?

En toute bonne logique, la cagnotte de 5,6 millions de francs aurait dû être restituée aux seuls contribuables. Georges FRECHE en a décidé autrement en distribuant 4 millions (400 millions de centimes) qui devaient lui brûler les doigts à diverses associations amies (pas à la nôtre). Les élections municipales sont proches... Ce sont les petites histoires du clientélisme montpelliérain ordinaire.

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Un escalier en Or (avril 2000)

20 millions de F (2 milliards de centimes) pour 85 marches abritées d’une verrière et décorées d’une cascade centrale. Cela fait 235 000 P la marche. Sans compter les avenants qui ne tarderont pas à s’accumuler comme d’habitude. Quel sera alors le coût total de l’opération ?

Nos élus ont décidé de réaliser ce grand escalier à la station de tramway CORUM pour relier l’Esplanade à la partie basse de la ville. Une option moins luxueuse aurait pu être retenue : la verrière n’était pas vraiment nécessaire, la cascade non plus. Mais rien n’est trop beau. Le contribuable est toujours là pour réaliser les caprices de nos décideurs.

Pris d’un doute sur le coût de l’escalier en question, nous avons fait chiffrer les travaux par un technicien du B.T.P. (fouilles, terrassement, béton, ferraillage, habillage, charpente métallique, poutres d’acier, verre, ascenseur, frais d’architecte et de coordination...): 15 millions de F, soit 5 millions de moins. Afin de comprendre ce décalage, demande a été faite à MM FRECHE et VALLET, respectivement Président et Secrétaire Général de MONTPELLIER/ DISTRICT, de nous communiquer le chiffrage de cet ouvrage. Nous attendons leur réponse

Il y a tout lieu de se poser des questions quant à l’attribution des marchés de travaux de l’agglomération montpelliéraine et étant donnée la débauche de chantiers du moment, il y a fort à parier que les lendemains électoraux vont déchanter ! Il faudra bien que les contribuables paient la facture ! On observe dans le dernier budget primitif du district des lignes de crédit dont l’amortissement du capital ne se fera qu’en 2003/2004. On réserve donc le remboursement des travaux engagés aujourd’hui pour la ligne 1 du tramway et autres équipements districaux aux contribuables des 41 communes de la future communauté d’agglomération ! Ces contribuables seront, à partir de 2001, les entreprises pour la taxe professionnelle et probablement aussi les ménages puisqu’une taxe additionnelle peut être prélevée par la Communauté.

Georges FRIECHE a bien promis de ne pas faire appel à la taxe additionnelle sur les ménages pendant les 6 prochaines années. Mais, tient-il ses promesses ? On se souvient de juin 1995, juste avant le 2ème tour des municipales, il annonçait par tract “poursuite, pendant six ans, de la politique de diminution des impôts engagée depuis trois ans”. Les électeurs ont cru le premier magistrat de la ville. Et 4 mois après, au cours des débats budgétaires de la ville de Montpellier, le Conseil Municipal, sur proposition du Maire, a voté une augmentation des taux d’impôts locaux de 6 %. Quatre petits mois pour trahir ses engagements et ses électeurs, c’est rapide! Vous avez dit: confiance?

il est temps de reffreiner les ambitions démesurées de nos élus. Les Montpelliérains veulent jouir de leur ville et ne plus subir le bruit des marteaux-piqueurs, la poussière des chantiers, le spectacle permanent et affligeant dune cité éventrée, les déviations responsables d'embouteillages chroniques et polluants. Mais à qui donc profitent tous ces travaux depuis 20 ans?

L’alchimie politique montpelliéraine qui confond service du public et appropriation de la gestion publique transforme le béton en or pour une foule d’intervenants anonymes, pour les architectes et les grandes entreprises du BTP, lesquelles pour une large part ne paient pas leurs taxes chez nous...au grand dam des contribuables!

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Lattes, Commune Endettée (avril 2000)

Une adhérente de Lattes nous écrit pour signaler l’endettement alarmant de sa commune, estimé à 13 193 F par habitant.

Cet endettement vient, selon elle, de ce que la commune a été gérée “comme un jeune ménage qui veut tout et
tout de suite et surtout rivaliser avec les gros”

Elle cite en exemple de mauvaise gestion des terrains dits du “Font de la Banquière” achetés à crédit en 95 pour 4 375 000 F avec 400 000 F d’intérêts annuels, et proposés à la revente en 99 (car il faut rembourser d’autres emprunts) pour 3 500 000 F.

En dépit dune mise en garde de la Chambre régionale des comptes en 98 sur l’endettement de la commune, les dépenses “monumentales” ont continué: arcades de la place de l’Europe, aménagements paysagers, creusement d’un bassin, statue de Jacques d’Aragon, nouvelle église, futur Centre régional du théâtre, etc. Avec, à la clé, une hausse des dépenses de 2,9% au budget 2000 (3 fois l’inflation) et un emprunt supplémentaire de 11 000 000 de F.

Notre adhérente se demande pour finir comment la commune pourra continuer à financer tout cela lorsque, du fait de son intégration dans la Communauté d’agglomération de Montpellier, elle perdra les recettes de la taxe professionnelle qui représentaient plus de 22 % des entrées. Elle craint pour la poche des contribuables.

S’il le désire, le maire de Lattes peut répondre à ces accusations dans nos colonnes

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Sur les traces de Soulages (avril 2000)

Deux heures d’attente pour les amateurs d’art attirés par l’exposition “Le fauvisme ou l’épreuve dii feu” qui a eu lieu en ce début d’année au Musée d’Art Contemporain de la ville de Paris. Les “fauves” Matisse, Derain, Vlaminck, Kandinsky, Braque, Van Dongen, Marquet, Dufy... nous transportent avec chaleur et exhubérance loin des toiles sinistres de SOULAGES. Et pourtant, après cette débauche de couleurs et de mouvement, de retour dans le hall d’entrée du musée, surprise un Soulages, tout noir, sur un mur blanc semble perdu, dédaigné par les visiteurs qui n’ont d’yeux que pour le fauvisme!

Double surprise Pierre Soulages a fait don de cette toile (3,24 m X 3,62 m) à la ville de Paris en 1998, alors que deux ans plus tard, il en vendait deux à la ville de Montpellier pour un montant de 2,2 millions de F.

De deux choses l’une ou bien Jean TIBERI est meilleur négociateur que Georges FRECHE ; ou bien Montpellier dilapide l’argent public à des fantaisies et se moque des contribuables. N’y avait-il pas mieux à faire pour dépenser 220 millions de centimes que d’acheter deux toiles toutes noires ! Dans un cas comme dans l’autre, c’est tou,jours le contribuable qui est floué. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les Parisiens sont moins taxés que les Montpelliérains

  PARIS MONTPELLIER
Taxe d'habitation (taux globaux) 12,3% 31,2%
Taxe foncière (taux globaux) 13,9% 52,6%

 

Marée noire au Musée Fabre (janvier 2000)

La municipalité de Montpellier ne sait plus comment dépenser l'argent des contribuables. Elle vient d'acheter au peintre SOULAGES, pour 2,2 millions de F., (220 millions de centimes!) deux toiles complètement noires : ni dessin, ni couleur, rien que du noir! Si le talent de peintre de Soulages prête à discussion (c'est le moins qu'on puisse dire), reconnaissons du moins son talent de négociateur. Deux millions pour quelques mètres carrés de goudron. Et dire qu'en Vendée ils ne savent pas comment s'en débarrasser!

On songe à de vrais peintres comme Claude MONET qui fit don de son vivant à l'Etat des "Nymphéas", huit splendides panneaux que l'on peut admirer au Musée de l'Orangerie à Paris. Quand la cote de SOULAGES retombera, le Musée Fabre se trouvera bien encombré de ses deux toiles noires, véritable insulte au bon goût et à la sensibilité, acquises pour satisfaire le snobisme de quelques élus qui jouent aux mécènes avec notre argent.

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Le maire de Lunel plus fort que Xavière Tibéri:
320 000 F pour 12 pages !
(janvier 2000)

C'est le prix payé à Claude Barral, actuel maire socialiste de Lunel, pour un rapport de 12 pages sur les moustiques, qu'il a rédigé lorsqu'il était salarié au Comité du tourisme du Gard, à la demande de l'EID (Entente interdépartementale pour la démoustication), organisme public.

Signalons que Claude Barral siégeait aussi à l'EID au moment où cet organisme a passé commande. Il s'est donc voté une subvention à lui-même.

Bravo à la Chambre régionale des comptes, qui a levé le lièvre, et à la commune du Grau-du-Roi, qui a décidé de porter plainte en 1998. 

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Les fossoyeurs du District : pilleurs de tombes, mais toujours en poste.(janvier 2000)

    Nous nous étonnions dans la Lettre n° 3 que le District de Montpellier n'ait pris aucune sanction contre huit fossoyeurs pourtant convaincus d'avoir détroussé des cadavres pendant de longs mois. En attendant leur procès, ils avaient été maintenus à leur poste comme si de rien n'était. Aucune sanction non plus contre les responsables de ce service où il s'était décidément passé de drôles de choses : trafic de magnétoscopes, vol de cercueils neufs et d'un véhicule municipal, échange de bijoux volés à des cadavres. La faute professionnelle grave est une notion inconnue chez les responsables du personnel municipal ou districal (c'est à dire chez nos élus).

Tout ce joli monde attendait donc tranquillement le verdict du tribunal correctionnel. Les fossoyeurs avaient reçu, selon les dires de leur avocat Me Gallix, "des promesses de reclassement" pour après le procès. A la Trésorerie du District, sans doute.

Ils ont donc été consternés quand les juges, le 12 octobre dernier, les ont condamnés à 5 ans d'interdiction professionnelle. Navré, le maire de Montpellier, président du Dstrict, ne voyait pas d'autre issue que l'application de la loi : la révocation ! Et le responsable du personnel, le maire de Jacou J-M Castet, de gémir : "Vu la longueur de la période d'interdiction, il était impossible de les garder jusque-là". (Trois ans, il les aurait gardés. Payés à ne rien faire. Mais cinq ans...). D'après Midi Libre du 28 octobre 1999.

Du coup, les fossoyeurs ont fait appel. Pendant de longs mois encore, en attendant le deuxième jugement, ils resteront au District.

A la charge des contribuables.

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A Montpellier les contribuables sont dépouillés même après leur mort.(octobre 1999)

L’affaire des fossoyeurs du District de Montpellier a braqué un bref instant le projecteur sur le fonctionnement du service public funéraire. Ce que la présidente du Tribunal correctionnel nous a appris, à l’audience du 21 septembre 1999, laisse pantois “Vols d’ordinateurs, vol de 40 cercueils, revente de pots de fleurs funéraires, trafic de télévisions, de magnétoscopes, etc..." tout ceci en plus du détroussage de cadavres (en particulier les dents en or). Enfin un service municipal où on s’active!

Quant à l’un des avocats des fossoyeurs, pour “excuser” son client, il a cité en exemple l’élu responsable du service (sans le nommer), à propos d’une gourmette en or dérobée à un cadavre et que l’on a retrouvée au poignet d’un de ses adjoints. C’était l’ambiance du service: les chefs avaient le bijou facile.

Les fossoyeurs indélicats n’ont pas été renvoyés par le District (alors que l’affaire remonte à février 1998). Ils étaient tous très bien notés. Le District n’a d’ailleurs demandé qu’un franc de dommages et intérêts pour le préjudice moral. Le prix de sa réputation, en somme.

Parions que ces fossoyeurs industrieux vont toucher la prime d’assiduité instaurée par Georges Frêche!

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Comment faire travailler les fonctionnaires municipaux?(octobre 1999)

Une étude commandée par l’association des Maires de France et publiée en octobre 1997 (l’étude Gras-Savoye) nous a appris qu’en moyenne les agents municipaux en France s’absentent 22 jours ouvrables par an pour cause de maladie, soit deux fois plus que dans le privé. Autant dire qu’ils s’octroyent un mois de congé suppIémentaire. C’est d’ailleurs au même chiffre qu'arrive l'FRAP* concernant l’ensemble des foncfionnaires (étude publiée en juillet 1998).

La municipalité de Montpellier est bien entendu touchée par le fléau. Son maire déplore que, dans certains services, l’absentéisme quotidien moyen atteint 14% des effectifs. Il a donc décidé, en juillet dernier, de verser une prime de présence à ceux qui viennent pointer (de 170 à 510 F par mois).

Cette mesure sociale d’avant-garde ne réjouit pas les syndicats. Ils sont pour la prime, à condition qu’on la verse aussi à ceux qui sont portés malades. Pas de discrimination!

Quant à récompenser ceux qui viennent au travail pour faire autre chose que boire le café, lire le journal ou discuter avec les délégués, la décision n’a pas encore été prise. Mais elle est àl’étude.

*Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques

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A Montpellier, la place de spectacle est davantage indemnisée que vos dépenses de santé! (octobre 1999)

Le dernier rapport de la Chambre Régionale des comptes epingle les associations culturelles et plus particulièrement les plus importantes:

Vous comprenez que dans ces conditions, les associations culturelles n’ont aucune réalité économique et sont à la charge des contribuables, alors que dans bien des cas la catégorie de population amateur de ces spectacles a largement les moyens de régler le juste prix des billets.

Faut-il penser que le spectacle est un besoin essentiel de la population ? N’est-il pas préférable de laisser aux citoyens-consommateurs la liberté de faire des choix dans ce domaine en les assumant pleinement sans que l’ensemble des contribuables subventionne leurs distractions à hauteur de 80 % et plus?

Par ailleurs, la Chambre Régionale attire notre attention sur le grand nombre de billets gratuits. Bien que la municipalité précise qu’ils sont réservés à des populations défavorisées, le bruit court dans la ville que ce sont en priorité, les élus, leur famille et les sympathisants qui en profitent ! Or, il n’y a jamais de fumée sans feu! Nous engageons nos lecteurs à se prononcer sur le sujet en nous contactant pour nous signaler les abus éventuels.

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Toute vérité est bonne à dire!(Mai 1999)

Nous sommes très sensibles à la réactivité et à l’intégrité morale de M. Jacques VALLET, Directeur Général du District de Montpellier, qui a bien voulu apporter un rectificatif à son interview parue dans “MONTPEL-LIER, Notre Ville”, de février 1999.

En effet, et suite à notre article “Flagrant délit de mensonge”, M. VALLET a reconnu, dans une insertion sur fond bleu en page 11 du journal de la ville (numéro d’avril 99) qu’il manquait une phrase dans son texte et que cela faussait sa déclaration!

Si nous pouvons contribuer a transformer les supports d’autosatisfaction et de propagande des Elus en journaux d’information objectifs, nous aurons fait un pas de plus vers la démocratie. Pour aller plus loin dans ce sens et afin de laisser s’exprimer en toute liberté les différences, nous suggérons que tous les journaux des collectivités financés par les contribuables ouvrent largement leurs pages à l’opposition, aux associations et aux lecteurs comme cela se fait dans de nombreuses communes. Nos Elus pourrait ainsi utiliser les forces de proposition issues de toute la population.

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Le saccage du commissariat du Petit-Bard : la mairie ne poursuit pas les casseurs.(Mai 1999)

Le poste de police municipal du Petit-Bard a été saccagé le 27 janvier dernier par un groupe de jeunes vers 21 heures, après le départ des policiers. Les faits, d’abord passés sous silence, ont été découverts par les journalistes lors de L’audience du tribunal correc-tionnel de Montpellier un mois après, le 22 février. Or les policiers ont retrouvé cinq des casseurs, tous du quartier.

Ces casseurs, dont certains étaient majeurs et multiré-cidivistes, n’ont écopé que de peines légères, ce qui, hélas, n’a surpris personne. Mais le journaliste de Midi Libre qui rappelle l’affaire dans l’édition du 25 février s’étonne que la mairie de Montpellier ne se soit pas constituée partie civile, c’est-à-dire qu’elle ait renoncé à présenter la facture aux casseurs ou à leurs parents. "Les dégâts étaient pourtant conséquents” remarque le journaliste, qui avoue ne pas comprendre.

Venons au secours de ce journaliste perplexe et avançons une hypothèse le maire: ne tient pas à se fâcher avec les voyous qui “tiennent” le Petit-Bard et qui représentent par là un enjeu électoral non négligeable. Quant à la facture, il dispose pour la payer d’une vache à lait inépuisable et muette le contribuable.

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Détournements à la DRAC, à la SMTU et ailleurs.(Mai 1999)

On apprend que le Tribunal correctionnel de Montpellier a condamné le 26 novembre dernier un fonctionnaire de la DRAC (Direction Régionale à l’Action Culturelle) à deux ans de prison, dont 4 mois ferme, pour avoir détourné 1,2 millions de francs en 3 ans.

Gestionnaire des frais de mission, il s’était acheté sur le compte de la DRAC pour 900 000 F de matériel hi-fi, une cuisine équipée de 109 000 F, du matériel photo pour 85 000 F, un vélo de course à 26 000 F, un portail automatique pour sa villa, etc.

La DRAC a mis trois ans pour s’apercevoir de ces détournements. De quoi se poser des questions sur la rigueur des contrôles dans cet organisme public. D’autant plus que le prévenu n’a rien trouvé d’autre, à l’audience, pour excuser son comportement, que d’évoquer “le laxisme qui régnait alors dans la gestion de la DRAC!» (selon Midi Libre du 27 novembre 1998). On veut bien le croire.

Quelque temps après, c’est aux Transports urbains de Montpellier qu’une situation semblable a été révélée. Le caissier principal de la SMTU, employé depuis 17 ans, a eu tout le temps de détourner deux fois plus que son collègue de la DRAC 2,4 millions de Francs. Il a été écroué le 5 mars dernier. L’enquête continue.

Laxisme dans la gestion, là encore ? C’est hélas très probable. Entre les usagers qui, très nombreux, voyagent sans payer (en amont) et les caissiers qui détournent les fonds (en aval), les comptes de la SMTU ont évidemment besoin du secours massif du contribuable!

Après l’affaire des fossoyeurs municipaux qui détroussaient les cadavres, révélée en février 1998, et qui sont toujours en poste, celle des pompiers municipaux voleurs d’ordinateurs à la Mairie (passés en jugement en juillet 98), et celle des employés de l’hôpital qui détournaient les colis des malades, révélée en septembre 1998, nous trouvons que cela fait beauçoup en peu de temps!

Certains n’hésiteront pas à mettre en cause les méthodes de gestion du personnel dans le Public, beaucoup moins rigoureuses que dans le privé. Il y a, hélas, toutes les chances pour qu’ils aient raison.

Et le fait que cela n’arrive pas qu’à Montpellier ne nous console guère!

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Nos impôts servent à tout, sauf à notre sécurité..(Mars 1999)

L’impôt est le tribut consenti par les citoyens pour assurer le fonctionnement de l’Etat, afin que celui-ci les protège. Partout, sous toutes les latitudes, on s’accorde sur trois fonctions dites régaliennes que l’Etat doit remplir la défense du territoire, la police, la justice. C’est que le contrat social est à la base un échange “tribut contre protection». Comme l’indique le sociologue Max Weber, la raison d’être de l’Etat c’est d’exercer le monopole de la violence légitime sur un territoire donné. Cela veut dire que dans les sociétés modernes, les citoyens renoncent à se venger ou à se défendre eux-mêmes; ils délèguent à l’Etat le pouvoir d’exercer la violence, pour qu’il pacifie le territoire et permette à chacun de se consacrer pleinement à ses affaires et au pays de prospérer.

Les autres fonctions de l’Etat, notamment ses interventions dans les domaines économique, social et culturel sont venues en plus, et tardivement (en gros, après 1945) . Elles ne sont pas essentielles. Dans de nombreux pays, elles sont restées du domaine privé, et les choses marchent aussi bien, sinon mieux, que si l’Etat s’en occupait.

Chez nous, l’Etat et les collectivités locales s’occupent de tout.. .sauf de l’essentiel. Les fonctions de base sont devenues accessoires. Qu’on en juge:

C’est une évidence en France (et en particulier à Montpellier) la police est débordée et la justice misérable. L’Etat est gros, mais faible. Il fabrique beaucoup de lois, il distribue beaucoup d’argent et de postes, mais il est incapable de faire respecter l’ordre. Il y a plus de six millions de fonctionnaires et d’assimilés, mais on ne peut compter dans la journée que sur 5000 policiers de permanence pour assurer l'ordre sur le terrain (voir le rapport Bauer remis au ministre de l’intérieur en janvier 1999). Quant aux juges, ils regardent les. palais de justice tomber en ruines et les dossiers s’accumuler sur leurs bureaux. Ils classent sans suite 80% des plaintes qui leur parviennent.

Cela crève même les yeux l’insécurité est devenue le problème n01, en France et à Montpellier. Et cela en dépit de l’énormité des prélèvements fiscaux et sociaux.

Comment s’en étonner ?

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Les enfants l’apprennent à la Mairie: gouverner c’est dépenser.(Mars 1999)

Depuis quelques années la Mairie de Montpellier organise auprès des enfants de la ville un “jeu citoyen» en leur faisant élire un Conseil municipal pour enfants. Elus sur des projets en décembre 1998, les 84 conseillers juniors de la dernière cuvée se sont réunis le 15 janvier dernier. Ils vont présenter leurs projets à des conseillers municipaux adultes pour les faire aboutir.

La liste de ces projets, publiée le 16 janvier, a un parfum de patronage: les enfants font assaut de générosité pour les défavorisés, les personnes âgées, les malades, le Tiers Monde, la sécurité devant les écoles, etc... Aucun projet ne porte sur la réduction des impôts locaux. C’est bien plus amusant de dépenser l’argent des autres que de l’économiser.

Le Maire et certains conseillers, comme Serge Fleurance de “Montpellier au quotidien”, ont promis de débloquer des crédits pour certains de ces projets. On parle de..... plusieurs millions de francs!

Les jeunes vont donc y croire. La gestion municipale, c’est super ! On se fait élire, et puis on dépense des sous. Sans rire, la conseillère chargée de la jeunesse, Christiane Fourteau, estime qu’ «il s’agit d’un véritable apprentissage de la citoyenneté” (cité par Midi Libre du 16 janvier 1999).

Au moins dans les patronages d’antan, on envoyait les enfants aider les vieilles dames à traverser les rues

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Flagrant délit de mensonge!(Mars 1999)

En février 1999, le .Journal municipal «Montpellier Votre ville”, financé grâce à nos contributions fiscales, fait paraître dans sa rubrique «Equipement” en page 6 un article

“TRAMWAY: un chantier pour l’an 2000»

Voici le texte “Le district de l’agglomération de Montpellier est maître d’ouvrage dans la mise en place du tramway. En a-t-il la capacité financière ?
Le district a tout à fait la possibilité de financer le tramway. Celui-ci sera réalisé à fiscalité constante. En 1994 et 1995 le district avait baissé ses taux d’imposition de 0,3%, de 1996 à 1999 il n’y a pas eu augmentation des impôts du district. En 2000 et 2001 il n’y aura pas d’augmentation”.

Passons sur la difficulté de comprendre ce charabia. Nous vous invitons à reprendre vos feuilles d’impôt de l’année 1998 pour constater que le district a augmenté en un an ses taux d’imposition

Ajoutons que pour financer cet équipement, le district (c’est-à-dire les 15 communes de l’agglomération montpelliéraine) a endetté plusieurs générations de contribuables et s’apprête à continuer avec les 2ème et 3ème lignes.

De qui se moque-t-on? Le contribuable de Montpellier-district, l’un des plus imposés de France, a droit à la vérite.

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